Marche arrière : La Renault Twingo III GT - Auto titre
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Marche arrière : La Renault Twingo III GT
Autotitre le dim 24 oct à 12:41

Projet Edison, lumière divine?
Par Arnaud A. pour Autotitre.com

La Twingo est à elle seule un symbole de la France. Symbole de liberté, d'accession à l'automobile pour une bonne partie des ménages français, elle représente aussi le renouveau de Renault dans les années 90. Elle a marqué les esprits, peut-être plus encore que les Renault 4 et 5.

La Twingo 2 a réussi à exister après cette première mouture réussie, et s'est même vu dotée de déclinaisons sportives. Une version Renault Sport, au rabais, et pourtant très réussie, et une déclinaison GT moins exclusive mais pas dénuée d'intérêt.

Elle a réussi à exister, mais ses ventes se sont effondrées par rapport à sa devancière.

Les raisons sont multiples. L'auto s'est affadie, la concurrence s'est musclée, et surtout, la Twingo 1 n'ayant pas perdu de sa superbe tout au long de la décennie 90, il n'était pas question pour une bonne partie des propriétaires de la changer, surtout pour une Twingo 2.

Avril 2010, Renault signe un accord historique avec Daimler, incluant fourniture de moteurs et partage de plateforme. Des accords permettant de pérenniser certains modèles, comme la Twingo, en partageant la plateforme avec les Smart Fortwo 3 et Forfour 2.

En interne, c'est le projet Edison, que Renault dévoilera via des Strip-tweet, une méthode qui consiste à impliquer les internautes dans l'effeuillage du camouflage du prototype.

C'est à Genève, en 2014, que Renault nous présente fièrement celle qui sera la dernière génération de Twingo, la 3.

Renault fait deux annonces qui ne passent pas inaperçues, le diesel est exclu du catalogue, pour des raisons de coût de dépollution, et l'auto n'aura jamais de version électrique. Une des deux annonces s'avérera fausse.

On retrouve le TCe 900cm3 de 90cv, et le même, en atmosphérique, de 71cv. Mais pas sous le capot!

Le moteur se trouve sous le plancher du coffre, en position arrière. On y reviendra.

On doit le style à Laurens van den Acker, le directeur du design Renault de l'époque, qui expliquera s'être inspiré de la Renault 5 turbo et de la 4cv à moteur arrière.

L'inspiration n'est pas flagrante. Cette Twingo 3 étant assez sage, bien loin du choc qu'avait provoqué la Twingo initiale.

Il faudra attendre 2016 pour que Renault annonce la version sportive. Et autant dire qu'avec une Twingo à moteur arrière et propulsion, elle était attendue!

Renault Sport se chargera du développement, avec assez de brio pour que Brabus reprenne les mêmes réglages châssis pour ses versions sportives.

Mais est-il vraiment question de sport?

Extérieurement, une couleur orange piment vient rehausser le style souvent jugé trop classique de notre Twingo 3.



On retrouve des autocollants un peu partout, manière bon marché de la démarquer, une très belle double sortie d'échappement, un petit aileron, une touchante prise d'air latérale, et des jantes spécifiques. C'est léger, mais suffisant pour savoir qu'on est pas face à un véhicule de société.

A l'intérieur, des petites touches de couleur tentent de masquer cette mer noire de plastiques dur, tandis que le volant, les pédales et le levier de vitesse deviennent spécifique. Que c'est bon de retrouver un pédalier et un pommeau de levier de vitesse en alu.



Si on en doutait encore, les seuils de porte sont sérigraphiés Renault Sport.

Renault sport, c'est aussi un savoir faire en matière de mécanique et de châssis.

Pour le moteur, c'est simple, il n'y avait pas de place pour mettre autre chose que le 0.9 turbo. Il se prend une reprogrammation, et quelques pièces spécifiques.

La prise d'air permet d'abaisser la température de l'air admis, et l'augmentation du conduit permet d'amener plus d'air. Plus d'air, plus frais, une plus grosse pompe à essence, une plus grosse pompe à eau, et un turbo qui tourne plus vite, ça permet de passer le petit 0.9 de 90cv à 110 (!) et à 170Nm.

A noter que Renault Sport a aussi travaillé sur l'échappement, augmentant son débit d'air et sa contre pression. On est assez loin du stage 1 de chez Powerengineering & associate.

On se retrouve donc avec 110cv à 5750 tours, et 170Nm à seulement 2000 tours!

La voiture pèse un peu plus de 1000 kilos, ce qui permet à l'ensemble une certaine vivacité.

La boîte 5 est moins longue que sur les productions récentes, le 0 à 100 s'effectue en tout juste moins de 10 secondes, le 1000m départ arrêté en 32 secondes, le tout pour une vitesse de pointe de 185 km/h.

On a vu plus percutant, mais dans un gabarit si contenu, et assis sur un tabouret de bar, c'est franchement pas ennuyant.

Pour le châssis, Renault Sport a fait ce qu'il a pu sans moyen, un peu comme pour la précédente Twingo. Et comme pour la Twingo 2, c'est du bel ouvrage à bas coûts.

Ressort d'origine plus fortement taré, amortisseurs améliorés, barre anti roulis avant de plus gros diamètre, et garde au sol abaissée de 2 centimètres. L'ESP hyper castrateur des Twingo 3 a été modifié pour permettre une petite dérive à l'accélération en sortie de courbe, à en croire Matthieu Métivier, l'ingénieur "prestation" en charge du développement de la GT.

Le but, rappeler la conduite d'une propulsion sportive, rien que ça.

On notera un fait rare dans cette gamme, une direction à démultiplication variable.



Il est temps de s'installer à bord.

La position de conduite est assez mauvaise, mais dans l'absolu, l'habitacle ne manque pas de confort. L'espace est correct, l'équipement pléthorique pour une citadine, et le siège n'est pas inconfortable.

Démarrage, le troix cylindres s'ébroue dans une sonorité...Sonore. On l'entend ronfler, mais ce n'est ni désagréable, ni agréable, juste oubliable.

Les premiers tours de roues montrent une auto légère, précise, vive, une citadine agréable à manier. La direction est douce et précise, la boîte agréable à manier.

Le moteur chauffe vite, et se montre pétillant. C'est un vrai plaisir à manier au milieu d'une circulation dense. On se faufile, on double, on accélère, on survole le trafic routier.

Il est maintenant temps de quitter cette grisaille citadine pour le ruban joyeux du réseau secondaire.

Et là, c'est le drame.

Le caractère joueur s'effondre, étouffé par un sous virage permanent. Il faudra être sacrément propre en entrée et en sortie de virage pour en tirer quelque chose. Pire, la promesse de dérive en sortie de courbe n'est pas tenue, ici, l'ESP non déconnectable s'enclenche à l'envi, affichant des réactions de Mairesse écolo d'une grande capitale française.

C'est d'autant plus catastrophique que le petit TCe aime se faire violenter par la boîte parfaitement étagée. On a pas le brio du bon vieux 1.6 atmo, mais l'ensemble est hyper convaincant, bien souligné par le couple "généreux" et constant. Mieux encore, la sonorité rauque est agrémentée par quelques pétarades et le sifflement omniprésent du turbo en mode essorage.



Mais alors, ce tempérament mécanique n'est absolument pas secondé par le comportement routier, catastrophique.

Même quand les virages s'effacent c'est raté! L'amortissement absorbe mal un réseau secondaire peu entretenu, secouant un conducteur assez mal calé dans les sièges, le train avant se fait trop léger à "haute vitesse", et pour couronner le tout, l'auto est trop sensible au vent latéral.



Et là, on se souvient que le badge, c'est GT, pas RS.

Mais ce n'est pas assez assumé par l'auto. Pourquoi la rendre si pétillante sur les 4 premiers rapports si elle n'est pas capable de virevolter de virage en virage?

Pourquoi avoir mis un 5eme rapport un peu plus long si elle est inconfortable sur les longs trajets?

Elle dispose de 4 portes et un hayon, mais est finalement assez peu logeable pour les passagers et les bagages.



C'est écrit GT sur la fiche technique, mais le premier message qu'elle envoie c'est "Renault Sport" à chaque ouverture de portière.



La seule chose qu'elle n'usurpe pas, c'est son appellation Twingo. Elle est une reine des villes, une GTI des avenues, une sportive de parking sous terrain.

Elle accélère, tourne sur place, se gare dans un mouchoir de poche, et consomme même raisonnablement en milieu urbain.

Essayer cette Twingo, c'est forcément finir en colère. Ils vendent une auto abordable, puisque proposée autour de 17000€, bien équipée, censée être une porte d'entrée facile et accessible au sport, une sorte de mini GTI. Et elle sort de l'imagination d'un géant spécialiste du genre, Renault, associé à un monstre de l'automobile sportive, Renault Sport.

Tout ça pour quoi?



Cette Twingo est à l'image des plaintes des constructeurs. Ils nous sortent des voitures bâclées, qui mentent sur ce qu'elles sont, et s'étonnent ensuite du désintérêt de la clientèle pour ces dites autos, arguant qu'ils ne feront dès lors plus que des SUV, fussent-ils citadins.

Qui oserait croire qu'ils se sabordent eux mêmes?



Cet exemplaire quasiment neuf se trouve aux Pays Bas, chez Bochane.

Retrouvez ici tous les "Marche arrière"
caraddict le dim 24 oct à 13:05
Un marche arrière sévère mais juste, ça correspond assez bien aux (mauvais) souvenirs que j'ai de cette auto. On comprend d'ailleurs mieux après pourquoi Renault avait organisé le premier essai à l'intérieur de l'A86 :D
samolo le dim 24 oct à 13:07
@Rafabenz :D
reminator le dim 24 oct à 13:12
Finalement autant prendre une Twingo 90ch "normale" non GT.
Quitte a ne pas avoir de châssis, autant aller au moins cher pour une citadine surtout que la différence de perf entre la 90 et la 110 n'est pas ouf.
bruno35115 le dim 24 oct à 13:48
Pour améliorer la tenue de cap par grand vent, il faudrait installer un parpaing sous le capot avant, comme au bon vieux temps ...
weber-dc40 le dim 24 oct à 13:50
j'avais oublié que c'était une boite manuelle.
Carpe.diem le dim 24 oct à 13:53
Elle existait aussi en edc
spilner le dim 24 oct à 14:07
J'avais lu que la Brabus Forfour était plus sympa niveau chassis
Rafabenz le dim 24 oct à 19:05
Pas compris ton @, @samolo
Moi j ai une smart en 90chx, rien à voir :D
samolo le dim 24 oct à 19:34
@Rafabenz
Ce n'est pas la même bagnole ?
Rafabenz le dim 24 oct à 19:58
Exact, mais pas la même version du moteur ni les même réglages châssis (je n ai pas encore lu l article, je ne sais pas s ils sont différent)
caraddict le dim 24 oct à 20:36
@reminator honnêtement même en version plus classique je la trouve vraiment pas réussie cette Twingo, les seules qualités que je lui trouve sont le rayon de braquage et dans une moindre mesure le look. Sinon je préfère largement une Twingo 2 dont la ligne est certes trop fade mais qui propose un meilleur compromis confort comportement et des aspects pratiques mieux pensés malgré ses trois portes , notamment grâce à la banquette coulissante ;) Le pire pour moi sur la 3 c'est la position de conduite qui me file mal au genou en dix minutes, j'avais pas ressenti ça depuis le C3 Picasso :vomir:
Carpe.diem le dim 24 oct à 20:49
Je suis pas hyper difficile avec mon gabarit passe partout, mais là, pour le coup, t’es vraiment sur un tabouret de bar :D
prostos55 le jeu 11 nov à 21:39
--spam--
modéré le jeu 11 nov 2021 à 21:42
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