Marche arrière : La Nissan Pulsar GTI-R - Auto titre
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Marche arrière : La Nissan Pulsar GTI-R
Autotitre le dim 10 janv à 13:42

Minizilla
Par Arnaud A. pour Autotitre.com

Den Kenjiro, Aoyama Rokuro, et Takeuchi Meitaro fondent la Kaishinsha Motorcar Co Ltd à Tojyo en 1911.

Trois ans plus tard, la DAT sort, dotée d'un moteur V2 de 10cv.

L'entreprise fusionne avec un concurrent en 1926, et ils décident d'abandonner l'automobile, pour construire des camions.

Ça ne durera pas, puisque la DAT 91 sort en 1931.

L'activité automobile prend enfin, et ils décident de fabriquer un dérivé de l'Austin Seven, sous une énième marque, DATSON.

Fils de Dat, c'est bien, mais pour célébrer la construction de leur nouvelle usine à Yokohama, en 1932, ils décident de changer le SON en SUN, le soleil étant le symbole du Japon. Datsun est né.

Ce n'est pas encore fini. Datsun appartient à la Tobata Imono Co, qui s'associe à la Nihon Sangyo Co, pour créer une filiale commune qui assemblera les Datsun.

En 1934, Nihon Sangyo reprend la totalité de l'entreprise sous son aile, pour devenir la Nissan Motor Co. Ouf.

La guerre éclate, et Datsun prend son envol dans la recherche et le développement, en développant des véhicules militaires afin de participer à l'effort de guerre. Ça donnera un dérivé civil dans les années 50, le Patrol, un monstre du tout terrain encore au catalogue de la marque aujourd'hui.

Nissan explosera vraiment dans les années 70, lors du développement mondial des marques japonaises. Il deviendra vite le numéro 2 juste derrière Toyota, un concurrent qu'il n'arrivera jamais à dépasser, malgré des dépenses somptuaires pour y arriver, qui mèneront d'ailleurs la marque à sa perte dans les années 90. Mais c'est une autre histoire.

La Nissan Sunny participera à ce succès sur tous les marchés, avec sa conception moderne, et surtout, ses moteurs peu énergivores répondant à une nouvelle demande suite au choc pétrolier.

Encore une fois, si la compacte de la marque a pu séduire, notamment dans les années 60 et 70, les années 80 amènent une concurrence forte. Une concurrence nombreuse, et surtout, sexy, avec l'avènement des GTI et consœurs.

Il y a bien eu une GTI convaincante en terme de performances, mais sans aucun sex appeal.

La solution viendra du championnat du monde des rallyes. Nissan fait alors courir des 200SX, sans réel succès, la faute à une certaine Lancia Delta Integrale qui écrase alors la discipline sous le poids de ses victoires. Une seule arrive à tenir tête à la chaude italienne, la Celica GT-Four et ses 4 roues motrices.

La solution est toute trouvée, vous l'avez sous les yeux.

La Pulsar (Sunny chez nous) GTI-R est née.

Le célèbre SR20DET, 2 litres turbo trouve place sous le capot de la sage compacte. Ça ne s'arrête pas là puisqu'une transmission intégrale débarque, avec trois différentiels et une boîte à 5 rapports aux synchros doublés.



La fiche technique ça peut éventuellement rendre sexy une voiture.

Parce que pour le look, si la base était sage, elle est juste devenue...clivante.



On a droit à deux louvres sur le capot, pour laisser échapper l'air chaud du bouilleur, mais aussi, et surtout, à une incroyablement grosse entrée d'air en plein milieu du capot, alimentant en air frais l'échangeur situé dessous.

On commence à faire le tour pour digérer le choc visuel de la prise d'air, et on aperçoit des pares chocs un peu ajourés, des jantes BBS d'époque qui remplacent les 14 pouces d'origine (!) et on arrive à l'arrière.


Deuxième choc. Le hayon est doté d'un incroyable aileron, bien utile pour plaquer les fesses de notre bicorps énervé au sol.

A l'intérieur, comme à l'habitude, c'est une marée noire de plastique, la nôtre étant juste un peu égayée par des fonds de compteur blancs. Et un volant tuning.



Tout au plus a-t-on droit à trois manomètres bien utiles pour surveiller la centrale thermique sous le capot, avec les fameuses température et pression d'huile.



Disons le clairement, à presque 200000FF chez nous, sans succès en rallye, et face à des 205 GTI et autres R5 et Clio 16S, certes moins extrêmes mais aussi moins chères et déjà mythiques à l'époque, l'auto n'a clairement jamais trouvé son public sous nos latitudes. Ce qui explique qu'il faudra aller chercher une Pulsar plutôt qu'une Sunny.

Et pourtant, le premier coup de clé réveille le monstre. La sonorité est riche, sourde, bien aidée ici par un échappement un peu plus permissif qu'à l'origine.



Les premiers tours de roue montrent une belle souplesse de la part du moteur, et une boîte au maniement plutôt aisé.

Mieux, l'amortissement est prévenant, on en viendrait presque à trouver l'ensemble confortable.

Il faut monter aux allures légales pour comprendre qu'il n'en est rien. Les bruits d'air arrivant presque à couvrir la sonorité devenue quelconque du moteur. On imagine bien que ni la prise d'air sur le capot ni l'aileron n'ont étés étudiés en soufflerie.

Température d'eau ok, huile aussi, on tombe deux des 5 rapports pour voir ce que l'engin à dans le ventre.

Avec ses 0.7 bars et sa carto 220cv, le bloc a vraiment une sacrée santé malgré le poids élevé de l'auto.

220 chevaux à 6400 tours avec une coupure à 7000 (!), et surtout 270Nm à 4800 tours. Malgré les 1300 kilos de l'auto, ça permet d'afficher des chiffres fous pour l'époque, qui ne sont d'ailleurs toujours pas ridicules aujourd'hui.

Une vitesse de pointe de 230 km/h, malgré la résistance qu'offrent les appendices, mais surtout, un 0 à 100 abattu en 6,5 secondes, un 1000m en 27 secondes, et des reprises canon, avec le 80 à 120 en 4 secondes.

Le tout dans un hurlement mécanique saupoudré d'un sifflement de turbo qui met dans l'ambiance. L'accélération met à mal l'amortissement, avec une auto qui lève le nez à pleine charge, et plonge au freinage.



La conduite est grisante, le moindre cheval passe au sol, l'auto vit sur ses suspensions, un peu trop à mon gout d'ailleurs, et pourtant, il suffit de tourner le volant pour qu'elle aille là où on veut aller. Parfois en crissant des 4 roues.

Ici, par défaut, on est plutôt sur une traction énervée, capable d'envoyer 50% de la puissance sur l'arrière en cas de besoin, de façon purement mécanique. C'est simple, plutôt perceptible, et efficace.

A pleine charge, le levier de la boîte à tendance à durcir un peu, et la direction s'allège, encore une fois à cause de la suspension.

En conduite musclée, on a plus de survirage que de sous virage, et l'auto vit sa vie autour d'un point milieu qui se trouve au centre de l'auto. Elle n'est clairement pas sur des rails comme peut l'être une petite AWD d'aujourd'hui, et c'en est d'autant plus grisant.

C'est très difficile à transcrire, mais l'ambiance à son bord est folle, entre la sonorité, et la violence des changements d'appuis, le mode d'emploi s'assimile très vite, et vous aurez vite fait de freiner très fort en entrée de courbe, avec l'avant qui plonge, de passer sur un filet de gaz, et de mettre godasse pour sortir, le nez en l'air, sans la moindre amorce de patinage, sans la moindre perte de temps.

De quoi voir poindre le premier et principal défaut de l'auto. Les freins n'ont aucune endurance, et c'est d'autant plus dommageable sur une auto qui se place bien aux freins. Il faudra impérativement améliorer ce point pour enchaîner les courbes comme le belge de Mevius a pu le faire en groupe N avec la GTI-R qui gagnera le championnat en 1992.



Rouler au quotidien avec cette Pulsar est possible. Pas qu'elle soit hyper confortable, mais on peut envisager de faire des kilomètres avec sans souffrir d'un amortissement bout de bois ou de baquets en pierre, la direction est plutôt douce, la boite se laisse manier, l'embrayage ne nécessite pas de mollet de coureur dopé. Mieux encore, la forme de la carrosserie en fait une auto spacieuse, avec de la place pour 4 adultes, et un coffre correct pour le quotidien.

Les grandes surfaces vitrées participent à l'impression d'espace, mais aussi à en faire une fournaise en été, d'autant plus qu'ici, la clim n'a pas le droit de cité.



On prendra également soin d'éviter le réseau autoroutier, les rapports tirent court, les bruits d'air pètent la tête et la conso dépasse vite les 10 litres de moyenne.

C'est aussi une vieille dame qu'il faudra surveiller de près. Les pièces ne sont pas aussi rares qu'on aime à le dire, pour peu qu'on accepte de chercher en dehors de l'Europe. Clairement, avec 1000 Sunny vendues, pour 15000 Pulsar, il faudra aller à l'étranger.

C'est du moins vrai pour la mécanique, pour la carrosserie, ça semble vraiment compliqué de trouver les pièces spécifiques à ce modèle. Il faudra éviter de la planter.

La rareté du modèle se ressent aussi dans le tarif. 30000€ pour une Sunny parfaite, plutôt la moitié pour une Pulsar.

Si elle n'est pas rouillée, si la boîte fonctionne parfaitement, et si les ponts ont étés vidangés, foncez.

L'engin est terriblement attachant, vivant, et tellement décadent. Il faut passer outre son aspect pour découvrir qu'elle est une moche qui a tellement à offrir, tellement plus que certains canons de beauté.

Rare, puissante, performante, vivable, ma Nissan est fantastique.



Vous trouverez cet exemplaire très sain chez Mas Drive

Retrouvez ici tous les "Marche arrière"
Dernière édition le 10/01/2021 à 15:05 par Carpe.diem, édité 1 fois
Barbatacci le dim 10 janv à 13:53
Gourage !:D
Dernière édition le 10/01/2021 à 15:39 par Barbatacci, édité 1 fois
caraddict le dim 10 janv à 14:05
Une RHD :love: :D Vraie rareté ça chez nous, sympa ce marche arrière et je trouve que ça a une gueule même si c'est clairement pas beau :cool:
Raminagrobis le dim 10 janv à 14:28
C'est la même recette qu'une 323 gtr, non? La Mazda est pas mieux au final ?
Turbo1980 le dim 10 janv à 14:52
Tres original :good: tu as du te régaler ;)

Par contre c est droit de cité :D ;)
marian le dim 10 janv à 15:58
J'avais failli en acheter une en 2000, mais quelqu'un l'avait acheté 1 jour avant que je ne puisse l essayer :ouin:
Elle était de toute les couleurs ( arlequin )
MadMax le lun 11 janv à 10:14
ancêtre de la yaris GR en somme.....

doit être sympa, je savais même pas que ca avait existé en GTI-R comme ca! :good:
EenSayn le lun 11 janv à 10:50
J'adore cette moche là qu'il faut brutaliser, mettre en tsunami, pour qu'elle s'exprime :love: :love: :love:
Kb993 le lun 11 janv à 11:03
La prise d'air est affreuse, mais ca semble marrant comme engin :)
jujuleterrible le lun 11 janv à 12:18
@Klax en a possédé une il me semble ;)
Klax le mer 13 janv à 17:30
P'tain le flop de ce marche arrière :oh:

@jujuleterrible => yep

Qui n'en veut de la Yaris GR vintage ?

version Jeanne Mas pour le look




pour freiner un peu la titine





cousine nippone avec la meme philosophie "born to kill " :love:



Dernière édition le 13/01/2021 à 17:34 par Klax, édité 1 fois
Turbo1980 le mer 13 janv à 19:47
:good:
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