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Marche arrière: La Mini Cooper John Cooper Works GP II
Autotitre Le dim 20 mars 2016 14h14


L'outil

Par Arnaud A. pour autotitre.com

Ce 18 novembre 1906, une légende voit le jour.

Un homme qui marquera de sa patte l'univers de l'automobile, Alexandre Arnold Constantine Issigonis.



Autrement connu sous le nom de Sir Alec Issigonis. Membre de la Royal Society, et commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, rien de moins.

Sir Alec rate son entrée à l'école polytechnique et Battersea, et devient dessinateur industriel. Plus pratique que théorique, il parvint tout de même à entrer dans le monde de l'automobile et commence à travailler en 1934 chez Humber. C'est pour le groupe Morris qu'il commencera à être connu, puisqu'il étudiera une suspension indépendante pour la MG type R de course. La série Y de série en profitera, jusqu'à la MGB, 25 ans plus tard.

Devenu Project Engineer pour Morris, il concevra la Morris Minor.

Mais sa réputation, il l'a doit à une voiture. Une seule. En 1956, il lancera la conception de la Morris Mini Minor, finalisée et présentée à l'été 1959.



Le cahier des charges était simple, produire une voiture habitable et économique, suite à la crise du canal de Suez qui avait provoqué une pénurie de carburant. Le projet fut proposé par la British Motor Corporation à trois équipes, et c'est le projet de Sir Alec qui sera choisi.

A l'époque du tout à l'arrière, Alec propose une voiture reprenant l'idée de Citroën, sa marque favorite, en mettant le moteur à l'avant et en en faisait une traction. La boîte de vitesse sous le moteur en position transversale est aussi une révolution, tandis que les roues adoptent une dimension ridicule de 10 pouces. 80% de la longueur de la Mini est dédiée à loger les occupants et leurs bagages.

Il ne faudra que 8 mois à Alec et son équipe pour proposer un prototype roulant. Depuis 1959, année de sa commercialisation, la vie de la Mini est un long fleuve pas forcément tranquille.

Elle équipera les stars les plus en vogue, gagnera des rallyes partout sur la planète, mais ne sera jamais vraiment profitable, du fait de sa fabrication archaïque.

En 1980, Austin sort la Metro, ressucée de Mini censée être une évolution.

En 1991, Ce sera autour de Rover de s'occuper du bébé, pour ressusciter la Cooper disparue depuis plus de 10 ans.

En 1994, c'est au tour de BMW, qui en rachetant le Rover Group, s'offre Land Rover, MG, Rover, et aussi les marques disparues Austin et Morris. En 2000, BMW jette l'éponge après 6 ans de pertes abyssales, et revend les joyaux de la couronne.

Rover et MG partent chez "Phoenix Venture Holdings", un groupe de 4 richissimes anglais, Land Rover partira chez Ford, tandis que BMW se garde Mini et l'usine historique d'Oxford, qui produit encore aujourd'hui la Mini by BMW.

Bon, on cause, on cause, mais ne vous inquiétez pas, on arrive au sujet qui nous intéresse aujourd'hui.

La Mini, c'est aussi et avant tout du sport. Cooper, le sorcier.



Il est le premier à croire à la Mini et, accessoirement, il est le père de la Formule 1 à moteur central. On a vu pire comme pedigree.

La vie de la gamme Cooper et Cooper S est tellement riche, qu'elle fera l'objet d'un prochain marche arrière.

Cette fois, on y est:

La Mini Cooper John Cooper Works GP II.

"Développée pour la course, autorisée pour la circulation", le slogan en dit long.

Au mondial de Paris 2012, on assiste à la naissance de la Mini la plus sportive et la plus rapide jamais produite. Elle ne crée pas forcément la stupeur, puisqu'elle succède à la première génération de Mini GP, mais bon sang ce qu'elle aguiche.

La promesse est là:

8min23 pour boucler la Nordschleife.



Pour ce faire, la JCW GP a réellement subit une cure d'hormones. Des hormones mâles, mélange de bodybuilder féroce et de sprinteur élancé.

Sur une base de Mini Cooper S, les équipes de JCW ont travaillé comme des dieux.



Tout d'abord, le moteur. C'est le décrié 1.6 PSA BMW qui équipe notre bombinette.

Carter et logement de palier en alu, pistons renforcés, vilebrequins allégés, et soupapes d'échappement en Natrium. Turbo twin scroll et calage variable des soupapes Valvetronic de chez BMW sont de la partie. Les 260nm sont dispo très tôt, et peuvent être portés à 280Nm à partir de 2000trs, tandis que les 218cv attendent 6000 tours pour débouler. L'ensemble est punchy, avec un 0-100 abattu en moins de 6.5 secondes, et un 1000M D.A. en 26 secondes. Ça pousse.

Mais ce n'est pas la le point fort de l'auto.

On passera vite fait sur l'abandon de la banquette arrière, au profit d'une grosse barre anti rapprochement. (!)

Mais le châssis, mazette.

C'est une démonstration de savoir faire. La suspension réglable filetée permet d'abaisser l'auto de 2cm au maximum, histoire d'adapter la garde au sol de la voiture aux exigences du parcours avant la course.

Les jambes de suspension sont de type upside down, c'est à dire tourné dans le sens inverse avec tige de piston dans le tube de la jambe de suspension, et sont montées sur l'essieu avant, histoire d'augmenter leur rigidité transversale et longitudinale.

Le carrossage est augmenté, le pincement est réduit, et des Khumo semi slick équipent l'engin.

Les freins. Une pièce de bravoure. Imaginez, la puce pèse 1t2, et est équipée de disques de freins de 330mm à l'avant, pour 25mm d'épaisseur, alors que l'arrière est équipé de 280mm*10. Je ne vous ai pas parlé des étriers à 6 pistons à l'avant? Et bien c'est fait.

Le châssis de malade a été taré sur la Boucle Nord, et ça se sent. Sur route ouverte, ça peut vite devenir un calvaire, tant la voiture rebondit, sensibles des plombages, gare à vous. Mais sur piste, bordel!

Cette mini est littéralement scotchée à la piste telle une jeune fille jupe à ras la salle de jeu à son sugar daddy! On sent immédiatement qu'il se passe quelque chose, tout est vif, direct, faisant de vous le pilote d'un jour. On se prend très vite au jeu, et on brûle la mini jusqu'à ce que mort s'en suive, on la jette de virage en virage comme si notre vie en dépendait, on hésite pas à taper les butées en montant sur les vibreurs, bref, on lui met sa race. Et elle en redemande! Si le bloc Peugeot ne vous pète pas entre les doigts, il n'y aura pas de limite au brûlage. Quoique. On peut regretter l'absence d'autobloquant, même si la motricité est excellente, et les plaquettes ont tendance à fondre comme neige au soleil. Faut dire que ça pince!

En tout cas, même si on est pas vraiment en présence d'une compétition client, du fait de la présence de gadget de confort un peu inapproprié, on ne peut que saluer l'initiative.

L'engin à un look de folie, une boîte parfaitement guidée et bien étagée, est communicative, relativement peu chère à entretenir et est un collector en puissance.

Avec son prix de départ à 40000€, les 2000 modèles se sont quand même arrachés.

Aujourd'hui, vous en trouverez une pour un prix avoisinant les 25000€. C'est une somme, mais cela reste relativement raisonnable compte tenu des compétences de l'engin. Lors d'une journée club, vous chasserez sur les plate bandes de voitures bien plus puissantes et/ou prestigieuses, sans avoir fait aucune modification sur votre voiture. Juste ce fait fait d'elle une rareté.



Alors il ne tient qu'à vous de perpétuer un mythe inscrit au patrimoine mondial du plaisir automobile depuis presque 60 ans.

Cette R56 a terminé sa carrière dans un baroud d'honneur.

Alors faites honneur à Sir Issigonis et à John Cooper en devenant un de leur 2000 enfants.

EenSayn Le dim 20 mars 2016 14h28
Je ne la connaissais pas! :good:
fujiyama Le dim 20 mars 2016 14h31
:good:

Bien comme d'hab.

Et ça j'adore "Cette mini est littéralement scotchée à la piste telle une jeune fille jupe à ras la salle de jeu à son sugar daddy! " :D
Je l'accroche à mes phrases cultes, tout comme "La jeune fille me fit un sourire aussi beau que celui de la Dame qui vient de découvrir Ariel après des années d'obscurantisme lessivaire..." (F Dard, San Antonio) Rien à voir mais j'aime bien :D
carpe.diem Le dim 20 mars 2016 14h38
Een> c ça qu'il te faut :D
EenSayn Le dim 20 mars 2016 14h42
Non, j'ai vu qu'il n'y avait de place arrière :D :/
phastaz Le dim 20 mars 2016 14h43
Est ce que la première du nom n'est pas plus attachante.
fujiyama Le dim 20 mars 2016 14h46
C'est des porte-gobelets en bas de la console dans la tof d'intérieur :?:

Incongru :louche:
caraddict Le dim 20 mars 2016 15h56
Sympa cette Mini en effet, mais je me pose la même question que Phastaz
stiletoes1 Le dim 20 mars 2016 16h27
Moi quand je vois la pureté du design de la 1ere génération sous BMW et ce que donne la dernière génération... mon Dieu ça pique les yeux !
Enfin cette GP2 reste sympa, même si ma préférence va à la GP1 (R53).

EenSayn Le lun 22 mai 2017 09h04
Yen a une au boulot :love:
Cette gueule :love:
Toniciano Le lun 22 mai 2017 21h49
F7R Le lun 22 mai 2017 21h51
:D
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