Marche arrière : La Mazda MX-3 - Auto titre
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Marche arrière : La Mazda MX-3
Autotitre le dim 31 mai à 12:35

Atypique.
Par Arnaud A. pour autotitre.com

A l'aube des années 90, Mazda affiche une forme insolente, et un goût pour l'innovation que l'on retrouve encore aujourd'hui. Le constructeur nippon a sorti, ou va sortir, modèle emblématique sur modèle emblématique. 323 GT-R, MX-6, MX-5, ou encore la fabuleuse RX-7.

On attendait pas Mazda avec un véhicule image de plus, et pourtant.

Genève, 1991, Mazda présente un inédit petit coupé, dont la tâche est lourde, puisqu'il doit séduire le public américain. Il est d'ailleurs dessiné par le centre de style américain de Mazda, basé en Californie.

On remarque vite que le design ne vient pas du bon coté du pacifique. Oubliez les appendices et autres joyeusetés nippones, ici, c'est lisse, presque fade, mais élégant. Le but était plutôt d'en faire une petite GT qu'un coupé sportif.



Pour ne pas brusquer la clientèle fidèle, Hiroshima décide tout de même d'y adjoindre in extremis un aileron, et des jantes de 15" un peu expressives. Mieux, l'échappement gagne une double sortie.

Si on est loin du chamboulement émotionnel, on peut constater que cette voiture qui arbore la petite trentaine (!) est restée élégante.



Notre modèle arbore aussi des bavettes stylisées, une spécificité de ce modèle. Et sans aucun doute la moindre de ses spécificités!

Pourquoi? Parce que si les américains se contenteront largement du contenant, il faut du contenu pour les européens. Et Mazda s'est lâché, encore une fois. Point de 4 cylindres turbo bouillonnant, ou de moteur rotatif, non, Mazda a carrément développé un V6 de 1.8l de cylindrée!

On est en présence du plus petit V6 jamais monté dans un véhicule de grande série.

On y reviendra.

On a fait le tour du propriétaire à l'extérieur, il est temps de s'y installer.

Comme à l'habitude, ouvrir la portière d'une voiture japonaise de cette époque, c'est se jeter dans une marée noire de plastique. Si vous êtes dans une mauvaise période de votre vie, inutile d'aller voir une MX-3, sous peine de plonger dans un abîme de dépression. Et ce ne sont pas les sièges semi baquet qui changeront la donne, puisqu’eux aussi vous envelopperont de leur noirceur grisâtre.



Les seules touches de couleur de l'habitacle sont le bouton de warning, et la zone rouge du compte tours. Ô joie.

A défaut de cacheton, il faut vite démarrer le moteur. Ô stupeur. Le petit V6 qu'on attendait aphone émet une jolie sonorité, riche et chaude, malgré la faible cylindrée.

Mazda n'a pas fait les choses à moitié, son V6 étant un exemple de travail bien fait.



Il adopte un principe basé sur la résonance de Helmholtz, le VRIS, qui est un système variable d'induction de résonance.

Ici, on a deux soupapes par cylindre qui sont couplées à des déclencheurs contrôlés par l'ECU, qui font varier une chambre de résonance raccordée au collecteur d'admission. De quoi permettre aux soupapes de se déclencher de manière à toujours fournir le maximum de couple par optimisation du remplissage en air.

Malgré des chiffres assez quelconques, avec 160Nm à 5000 tours et 136 chevaux à 6500 tours, le bloc se montre d'une souplesse infinie.

Face au chrono, ce n'est pas forcément évident pourtant.

1000m départ arrêté en un peu plus de 30 secondes, 0 à 100 en 9 secondes, on à l'esprit GT, mais pas les perfs.

Et pourtant, la sauce prend dès les premiers tours de roues, principalement grâce à l'onctuosité de ce V6.

Oubliez les vibrations, les secousses, ici, on est dans la ouate. Sous 4000 tours, on est en présence d'un fils de bonne famille, qui n'a certes pas un caractère hyper marqué, mais qui fait son office sans jamais broncher, malgré les rapports un peu longuets. Au dessus de 4000, il retire sa cravate d'un coup sec, lève son petit doigt et son index, et tire la langue façon fan de Kiss, dans un hurlement rageur qui brise la dépression qui règne dans cet habitacle tendu de tristesse, pour en faire une salle, toujours sombre, mais illuminée par les hurlements du bouilleur, façon concert de rock. Le vrai, celui qui fait dresser les poils par des riffs de guitare et des paroles bien choisies.

De la musique, pas du bruit, qui ne s'arrête que 800 tours après la zone rouge, à 7800 tours par minute!

Encore une fois, malgré la sonorité, la moindre GTI affichera des performances plus marquées. L'art et la manière.

Le chef d'orchestre, le levier de boîte de vitesse, est parfaitement guidé, et ses verrouillage sont nets et précis. Comme les japonais en ont l'habitude en fait.

Pour passer la puissance au sol, point de propulsion, puisque la mini GT est dérivée d'une base de Mazda 323.

Le train avant n'a aucun mal à passer la puissance et le couple au sol, et Mazda a un peu dévergondé l'arrière avec l'adoption du TTL, le Twin Trapezoidal Link, qui permet de pencher les roues en courbe, pour augmenter la vitesse de passage.

C'est efficace, d'autant plus qu'on ne dispose ici d'aucune aide à la conduite, mis à part un ABS.

On est ici en présence d'une voiture saine, capable de rouler vite quand ça tourne, mais tout en souplesse. Il faut dire qu'elle ne dépasse pas les 1200 kilos, qu'elle dispose de 4 freins à disque, de son TTL, et de roues correctement dimensionnées. Le seul vrai soucis de cet ensemble correct à tendance sous vireuse, ce sont les suspensions, qui privilégient la douceur, et qui affiche vite des mouvements de caisse un peu trop marqués pour espérer se faire des spéciales de rallye le dimanche matin.

Ça ne fait jamais peur, le conducteur étant prévenu de manière assez claire qu'il a atteint la limite de ce que l'auto pouvait faire.

En fait, on est bien en présence d'une mini GT. Et si on la prend comme telle, quelle panard au quotidien!

Si vous avez la chance d'en trouver une d'origine, il y a peu de chance qu'elle coûte vraiment chère, malgré sa rareté.

Pour un prix compris entre 4000 et 7000€, on a accès à un engin rare, qui a plutôt bien traversé les décennies, et à la fiabilité exemplaire.
Le seul vrai point noir est la courroie de distribution qui doit être changée tous les 5 ans ou 120000kms, et qui nécessite un peu de doigté.

Ensuite, l'entretien classique de ce genre de voiture suffira à parcourir des milliers de kilomètres paisiblement.

Niveau disponibilité des pièces, Mazda semble encore capable de tout fournir, mais rien n'est vraiment bon marché, compensé par une bonne longévité des pièces.

Un budget global relativement faible pour un futur collector, au moteur magique, au confort réel, du moins pour deux adultes, les places arrières n'étant envisageables que pour deux enfants, le coffre permettant à tout ce petit monde de partir en week end.



Un voyage qui se fera sans clim, mais sous le ciel bleu visible par le grand toit ouvrant de série sur les V6. La consommation sait rester sous les 10 litres en usage promenade, mais si comme Ferdinand, vous estimez que le plaisir commence à 4000 tours, vous pouvez y ajouter 3 bons litres. Et le réservoir est petit.



Clairement, des contraintes assez faibles pour un engin aussi attachant et singulier.





Merci à abmotors, chez qui vous trouverez ce fabuleux exemplaire dans un état rare.

Retrouvez ici tous les "Marche arrière"
weber-dc40 le dim 31 mai à 12:40
Elle est trop belle celle ci. :love: C'est rare maintenant.
engine le dim 31 mai à 12:56
J'ai toujours aimé cette petite mx3 :good:
engine le dim 31 mai à 12:58
... Ça et la petite mitsubishi FTO
Aviator56 le dim 31 mai à 13:27
Les parchoc enveloppants moulés en plastique font moderne pour une voiture de 30 ans car il n'y a pas de baguettes en plastique (souvent noir)
caraddict le dim 31 mai à 13:32
Sympa ce marche arrière :good: Une voiture souvent méconnue mais au moteur réellement atypique :good:
Toniciano le dim 31 mai à 17:17
On n'en trouve jamais en V6 :ouin: :ouin:
metro le dim 31 mai à 17:45
Si seulement ils avaient mis ce v6 dans la mx5 :ouin:
Toniciano le dim 31 mai à 18:04
Ouais ça j'ai jamais compris le délire, d'autant que les swap se font !
fujiyama le dim 31 mai à 18:11
Répartition des masses ?
turbo1980 le dim 31 mai à 18:28
Je me demandais combien de posts il fallait attendre pour parler du V6 dans la mx-5 en voyant ce topic :D :bad:

J'aime beaucoup sur le papier, j'aimerais bien essayer.

une idée des chiffres de production?

ça existe en 4 cyl aussi? d'ailleurs il y a pas des 323 en v6 aussi ou je rêve?
fujiyama le dim 31 mai à 18:32
Ou en Xedos aussi.

Ca a un goût de pomme. Y'en a !

Thierry123 le dim 31 mai à 18:38
Y’a deux semaines je regardais les Xedos 6 et 9, pas que j’en veux une mais j’avais oublié leurs existences :)
F7R le dim 31 mai à 18:49
La planche de bord me fait penser à la Supra @caraddict
spilner le dim 31 mai à 19:00
Si y'a des astina 2.0 v6 :D
caraddict le dim 31 mai à 19:14
Y a un petit quelque chose de ça oui @F7R, même si je trouve que c'est quand même beaucoup moins réussi ici ;)
F7R le dim 31 mai à 19:26
cara> C'est plus simple forcément, mais c'est un peu recherché tout de même :)
turbo1980 le dim 31 mai à 20:09
Spilner, ;) c est bien ce qu il me semblait :)
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