Les compactes Alfa Roméo, une histoire: Alfasud, 33, 146/146, 147 - Auto titre
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Les compactes Alfa Roméo, une histoire: Alfasud, 33, 146/146, 147
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 13:54
Il faut savoir qu'Alfa Roméo n'a commencé à faire des compactes que suite aux différentes crises qui frappèrent l'économie automobile notamment la première crise pétrolière des années 70. Alors, commença une nouvelle production pour la marque qui était jusqu'alors pluôt spécialisée dans les modèles familiaux sportifs. Alfa construisit doncune nouvelle usine dans le sud de l'Italie, à Arese. La première voiture y étant fut bien sûr la très connue et assez critiquée, Alfasud. Faisons un récapitulatif de ces compactes :


[img]http://8831.free.fr/up/img/10409921a.jpg(/img][/img]
Alfasud Ti
[img]http://8831.free.fr/up/img/10409919a.jpg" border="0" />



L'alfasud est apparue en 1972 sous la houlette de l'équipe de Rudolf Hruschka
ingénieur autrichien transfuge de wolkswagen qui a notamment travaillé
sous la direction de Ferdinand Porsche, Rudolf sera le coordinateur d'une vaste
opération débutée dès 1967 afin de construire une usine dans le sud de l'Italie
pour construire la première traction avant "populaire" d'alfa roméo. Le choix du sud
de l'Italie fut dicté par impératif politique qui visait à freiner l'exode massive des
populations vers le nord . L'implantation de l'usine se fit sur un terrain de
240 hectares situé sur la commune de Pomigliano d'Arco et disposait de sa
propre piste d'essai nommée "balocco"

La conception de ce modèle était radicalement différente des productions
habituelles de la marque; en effet son moteur était un quatre cylindres à plat
opposés disposés à l'avant du véhicule, refroidi par eau, les soupapes alignées
et commandées par un seul arbre à cames pour chaque paire de cylindre.
Les suspensions elles aussi rompaient avec la tradition avec des jambes
élastiques type mac pherson à l'avant et pour l'arrière un essieu
rigide avec bras tirés et ressorts hélicoïdaux. Le cahier des charges stipulait
de concevoir une voiture légère ce qui fut fait par Giorgetto Giugiaro qui
réalisa une carrosserie avec d'importants caissons structurels, le
poids total de la voiture ne dépassait pas 830kg.
L'alfasud fut présentée à la presse en juin 1972 et rencontra très vite le succés, beaucoup
de clients qui jusque là n'avaient pas les moyens de s'acheter une alfa roméo
s'empressèrent de commander leur alfasud.

L'alfasud fut produite à plus d'un million d'exemplaires toutes versions confondues. Boudée
par les fanatiques de la marque, l'alfasud n'en reste pas moins une véritable alfa roméo, son comportement routier, son moteur et ses performances ont laissés de très bon souvenir
chez bon nombres de conducteurs...
Ils en étaient fous !!! et aujourd'hui rien à changer.

La série1 se différencie par ses petits pare-chocs métal, son tableau de bord noir et les enjoliveurs
'pleins' spécifiques pour la berline ainsi que l'absence de repose tête pour cette dernière. la ti
possède un becquet arrière plein et des clignotants avant "chrome" intégrés au pare-choc
pourvu de dExit les petits pare-chocs pour la série 2 métal remplacés par de plus gros, face en
plastique mais sommet en métal, nouveau tableau de bord gris anthracite, grille de capot
plastique noir, nouveaux coloris pour les tissus d'intérieur. Pour les versions ti nouveau
becquet arrière ainsi qu'un entourage en plastique noir sur les ailes et bas de caisses. 4 versions
disponibles 1,3 super 71 ch din & 1,5 super 84ch din. ti 1,3 - 80 ch din & ti 1.5 85 din.

Pour la série3 nouveau feu avant et arrière ainsi que jantes, tableau de bord
modernisé, nouvelle sellerie (coloris et sièges) apparition de nouveaux monogrammes
à l'arrière mentionnant la marque et le modèle. Les premières séries 3 (jusqu'en 1981) ne sont
disponible qu'en 2 ou 4 portes. Toutes les alfasuds à partir de 1982 disposent d'un hayon
muni d'un essuie glace. 6 versions disponibles : 1,3 super - 1,5 super - ti 1,3 - ti 1.5 1,5 quadrifoglio
oro (berline) ti 1,5 quadrifoglio verde jantes aluminium spécifiques.eux butées.

Votre avis ?

Tsunami le ven 27 déc 2002 à 13:56
sur koi ??:etourdi: :D
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 13:56
sur l'Alfasud et les autres compactes de la gamme Alfa
Tsunami le ven 27 déc 2002 à 13:58
oui ben c bien ils font des compactes
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 14:06
L'histoire de la 33 :
Conception d'ensemble

La 33 lancée en 1983 a un double héritage à gérer : d'abord son nom est un hommage aux 33 sport-protos (à moteur V8 puis flat-12) des années 70 qui ont rapporté à Alfa Romeo 2 titres au Championnat du Monde des Marques en 1975 et 1977 ; ensuite elle succède à l'impressionnante Alfasud qui a contribué à élargir la renommée d'Alfa tout au long de ses 12 années de carrière (avec des hauts et des bas cela dit :).

Le style de la 33 est du au Centro Stile Alfa Romeo alors que la "Sud" avait bénéficié de la "patte" de G. Giugiaro (Ital Design) avec le succès que l'on sait. Elle inaugure pour Alfa une ligne "2 volumes et demi", c'est-à-dire un décrochement arrière qui évoque un embryon de coffre de berline 3 volumes, mais qui n'est en fait qu'un hayon ou une 5ème porte. C'est d'ailleurs une tendance à la mode chez les constructeurs depuis la Ford Escort de 1981. Tout cela lui procure un Cx honnète de 0,36. On pourra discuter des goûts et des couleurs pendant des heures mais force est de constater que la 33 arrive à se sortir du lot des berlines 7 cv de l'époque tout en revendiquant une identité Alfa encore vivace mais moins innovante que l'Alfasud en son temps. L'impression positive est confirmée à l'intérieur avec un tableau de bord fort bien étudié, inspiré de l'Alfasud dans une large mesure avec ses 2 grands cadrans (tachymètre et compte-tours) séparés par 2 plus petits (jauge à essence et température d'eau). Sur la droite, une console qu'on dirait tout droit sortie d'un hélicoptère regroupe les commandes d'aération, de chauffage et l'emplacement pour l'autoradio. Un beau volant 3 branches complète avec bonheur le tout.

Côté mécanique, la 33 reprend les moteurs boxer (4 cylindres à plat opposés 2 à 2) de son ainée toujours alimentés par un ou 2 carburateurs double-corps inversés. Le moteur est en porte-à-faux avant -bien sûr c'est toujours une traction mais quelques changements sont apparus avec la 33. En fait, on devrait dire quelques retours en arrière par rapport à l'Alfasud. Alfa Romeo a de graves soucis financiers à l'époque et n'a bien entendu pas les moyens d'investir dans un modèle 100% nouveau. Pourtant, au lieu de se contenter de faire du neuf avec du vieux, Alfa dégrade le vieux. C'est ici la politique d'embourgeoisement et d'errance poussée à outrance : l'Alfasud qui avait 4 freins à disque est remplacée par une 33 qui n'en a plus que 2 : des affreux tambours sont venus se loger dans les roues arrière ; les disques avant qui étaient auparavant accolés à la boîte sont relogés dans les roues. La barre anti-roulis a disparu du train avant et les suspensions sont assouplies. Les rapports de boîte sont du type "2nde, 3ème et 4ème rallongées" comme sur les dernières Alfetta pour favoriser la consommation mais pas vraiment les reprises, on s'en doute.



33 première série

3 versions sont proposées en 1983 : la 1,3L de 79 ch, et le 1,5L de 85 ch en 2 niveaux de finition : SL et Quadrifoglio Oro (en Italie uniquement, le 1,2L de 68 ch est aussi proposé). Autohebdo teste la 1,5L en juillet 1983 et le bon vieux boxer est toujours apprécié : "la 33 [...] et son moteur, même avec 85 ch seulement, ne déçoit jamais. Inutile d'être sans cesse à tirer dessus pour mener bon train, mais sans pour autant exclure les hauts régimes quand l'envie ou le besoin s'en font sentir". La 5ème est longuette mais n'a pas empêché Autohebdo d'atteindre les 170 km/h sur ce rapport : "la souplesse du moteur s'accorde bien avec l'étagement correct de la boîte" même si "la seconde, la troisième et la quatrième auraient pu être resserrées !" Toutefois, le maniement prête le flanc à la critique : "...le levier manque de franchise et de précision et... la première craque." Etonnant quand on sait que la 33 n'a pas à "téléphoner" ses ordres à l'arrière comme sur l'Alfetta ! et pourtant réel : un problème de synchronisation. Comme toujours, si on s'applique comme il faut, ça fonctionne, mais pas vite. Le comportement est sous-vireur, ce qui se traduit par un durcissement du volant en virage (direction non-assistée). Tenue de route et freinage n'appellent pas d'autres commentaires particuliers, pas d'éloges non plus malgré l'absence de barre anti-roulis. Le confort n'est "pas à donner en exemple" mais "la position de conduite est bonne". Voilà un point sur lequel tout le monde n'est pas d'accord ! (voir plus bas à propos de la 33 16v).

En 1984 apparaît la première version Quadrifoglio Verde de la 33 (il y en aura 3 en tout dans sa longue carrière) qui reprend en fait simplement le 1,5 à 2 carbus double-corps de l'Alfasud ti et qui "tape" toujours 105 ch à 6000 tr/mn, un excellent rendement pour un 1500 même en 1984 ! Extérieurement, les boucliers sont peints et la calandre est spécifique, des mini-jupes (discrètes) sont implémentées également. L'intérieur est bien présenté : sièges semi-baquets, volant cuir... Des jantes 14' au lieu de 13 (les jantes alu sont en option) et... toujours pas de barre anti-roulis ! la boîte n'est toujours pas étagée correctement : le rapport de pont a simplement été raccourci de manière à ce que la vitesse maxi soit quand même atteinte en 5ème. Des problèmes de motricité se manifestent par rapport à la version 85 ch dès qu'on accélère (trop) fort en première. En outre, selon Sport-Auto, "si les freins de la 33 85 ch étaient acceptables, il n'en est plus de même sur la 105 ch. Les tambours arrière engendrent deux défauts : l'endurance est très nettement insuffisante (là, il ne s'agit même pas de sport, mais de simple sécurité 'familiale', et toc), et l'autre étant lié à l'un, la course à la pédale est désagréablement instable". La 33 QV n'est donc pas une sportive eu égard à son recul technique par rapport à l'Alfasud. Sport-Auto conclut fort-à-propos : "une excellente vitesse de pointe, des accélérations et des reprises très acceptables, une ligne et une présentation, à quelques détails près, séduisantes, un confort au-dessus de la moyenne et un (vieux) moteur toujours aussi sympathique et brillant, voilà résumés les atouts de la 'Quadrifoglio Verde'. A côté de cela, on trouve trois loupés techniques dans la suspension, le freinage et la transmission".

La même année, contre toute attente Alfa lance une version 4 roues motrices. Il ne s'agit pas d'une 4x4 permanente (avec 3 différentiels) comme les Range Rover ou Audi Quattro, mais d'une "occasionnelle" : on enclenche la transmission arrière par un simple levier tout en roulant (jusqu'à 100 km/h) et en gardant les roues droites. La garde au sol est relevée de 20 mm et le moteur 1,5L a perdu un cheval (84 ch). En raison du poids supplémentaire, les performances diminuent quelque peu par rapport à la 2 roues motrices mais rien d'alarmant. Sport-Auto la trouve "amusante à conduire sur terre" mais la résume ainsi : "Tous-terrain : non. Tous-chemins : oui !".

Un break 33 4x4 dessiné par Pininfarina est présenté au Salon de Genève 1984 : son nom officiel est "Station Wagon" à l'export et "Giardinetta" en Italie. Je ne m'attarderai pas dessus sinon pour dire qu'il suivra les mêmes évolutions que la berline, y compris le restyling de 1990 et qu'il sera disponible aussi en 2 roues motrices.

Toujours en 1984, la 1,5L passe à 95 ch (au lieu de 85 ch) en version SL ou Quadrifoglio ( sous-entendu Oro pour luxe). Quant au 1,3L de 79 ch, il passe à 86 ch avec l'aide de 2 carburateurs double-corps (1,3L S). Les performances se situent dans la droite ligne de la précédente version 1,5... qui développait 85 ch !



33 seconde série

Fin 1986, Alfa fait évoluer le boxer jusqu'à 1,7L, cette nouvelle version QV au rapport prix-performances très satisfaisant (ce qui ne gâche rien) développe maintenant 118 ch à 5800 tr/mn toujours alimentée par 2 carburateurs double-corps inversés. Les performances sont au diapason (195 km/h) et le boxer ne recueille que des éloges, même sa consommation est relativement raisonnable (11L à 160). Les suspensions sont retarées plus "dur" et le comportement marque de réels progrès (grâce aussi au retour d'une barre anti-roulis), comme le fait remarquer l'Automobile Magazine : "...la voiture s'inscrit en courbe avec plus de vivacité et son comportement intrinsèque est sain, avec une tendance marquée au sous-virage" hormis les problèmes de motricité qui perdurent cependant : "la motricité, même sur un terrain bien sec est quelconque, et lors des fortes accélérations, les roues cirent longuement". Cela étant, les freins arrière sont toujours à tambour, et le freinage est généralement efficace mais peu endurant. Le tableau de bord, quant à lui, a été modifié. Il est affreux désormais et toute son originalité a disparu. Le volant a été redessiné : il est raté également. Il faut reconnaître que les vibrations intempestives de la console 'hélicoptère' et de l'ensemble bloc-instruments de l'ancienne version ont disparu, mais il est est vraiment dommage d'avoir abandonné cette sympathique planche de bord ! Cela étant, la présentation de la QV est encore plus flashante qu'auparavant avec un look 'GTI' marqué : aileron, jupes, nouveaux boucliers peints, sièges baquets... toutes les 33 reçoivent des clignotants blancs, une nouvelle calandre et des feux arrière modernisés.

Avec l'apparition de de la 1,7 "118" QV, la gamme est réorganisée : la précédente "105" QV est supprimée et remplacée par la 1,5L "ti" dont elle reprend le moteur. Le train avant adopte une barre anti-roulis à cette occasion. Tout en constatant des progrès, l'Automobile Magazine lors d'un essai-contact en 1987 déplore que "...le train avant des 33 a bien du mal à passer plus de 100 ch". Les performances sont honnêtes avec un peu plus de 180 km/h en pointe, "...le moteur [est] vif et brillant, [le] comportement routier satisfaisant avec une tendance marquée au sous-virage qui ne devient désagréable que lorsque la route est humide, en raison des pertes d'adhérence des roues motrices. En cas de ralentissement d'urgence, le freinage, à disques et tambours, assure son office mais il manque toujours d'endurance. Le confort de suspension est correct mais l'amortissement manque un peu de progressivité. [...] Finalement, c'est le prix de la ti (76 000F) qui constitue son meilleur atout." Voilà une situation finement résumée et qui fait preuve de tempérance. L'Auto-journal dans un comparatif de 1989 est bien moins tempéré et n'hésite à mettre le doigt là où ça fait mal : "bien que de formes tourmentées et de Cx de même, la carrosserie possède un certain charme mais que de points négatifs, concernant la lourdeur de la direction, la maniabilité de la boîte, le roulis de suspension et la présentation générale." Ce n'est bien sûr rien de personnel de la part de l'Auto-journal à l'égard ce cette brave 33, mais simplement que face à la concurrence, force est d'admettre que la 33 n'a plus que son prix et son moteur pour elle...

En 1988, l'injection est adaptée sur le boxer 1,7L pour satisfaire aux exigences anti-pollution (adoption du catalyseur), il perd 8 ch dans l'opération (110 ch). Cette 33 1,7L i.e vient s'intercaler entre la 1,5 ti 105 ch et la QV 118 ch, toutes 2 à carburateurs. Il est à noter que le boxer n'a nullement perdu en caractère en passant à l'injection : il démarre plus facilement et son fonctionnement est plus 'coulé' à bas régime.



33 troisième série

Début 1990, présentation de la nuova 33 : une 33 sensiblement remodelée de l'extérieur : une lunette arrière passablement plus inclinée avec des feux qui singent l'originale bande des 164, un nez plus fin avec une calandre plus inclinée qui rappelle un peu la 75. Globalement c'est une mise à jour réussie. L'intérieur présente peu ou pas de différences : disons qu'il est toujours aussi moche et qu'il y a toujours des reflets dans les cadrans (!).

Le point le plus intéressant est la 3ème génération de la QV : la 1,7L 16v i.e. Il s'agit du 1,7L à injection avec une culasse 16 soupapes : il développe une puissance de 137 ch à 6500 tr/mn. Le Moniteur Automobile note que le moteur est devenu beaucoup trop pointu par rapport aux versions 8 soupapes 1,7L qui font systématiquement mieux en reprises ! Le 1,7L 16v est résumé ainsi : "Mécanique très typée. Progression à froid enfin correcte, puissance appréciable mais bruit de crécelle permanent. Et donc lassant". Je ne pense pas que le boxer 16v fasse un bruit de crécelle... sauf cas d'espèce ! (à abattre sur-le-champ). Toujours est-il que le 16v est un peu creux en dessous des 5000 tr/mn...

Pas de progrès pour la commande de boîte, un mal endémique sur les 33 avec toujours ces "difficulté[s] à enclencher la première en venant du point mort sans que la vitesse ne craque. Preuve d'une synchronisation défaillante. [...] en outre la commande accroche, d'où la conséquence inévitable : la boîte est lente et peu agréable à manier". Le Moniteur se plaint également d'une "course d'embrayage exagérément longue". ça me fait penser aux Alfa du Nord : la génération Alfetta au hasard ? :-) étonnant sur une Alfa du Sud ! en tous cas, les Alfasud ne souffraient pas de ces maux -ou dans une bien moindre mesure- mais elles étaient moins puissantes et avaient d'autres problèmes. Pour en terminer avec les doléances, la position de conduite, décentrée vers la droite, est jugée exécrable ; je peux témoigner sur ce point : le conducteur de 33 est 'tordu' ! (au sens propre, hein..). Par contre, freinage et tenue de route sont en grands progrès : "...nous retrouvons une Alfa agréable et facile, tant à conduire qu'à piloter. Les effets de couple qui dominaient le malheureux train avant de la version 118 ch à la moindre occasion et nous envoyaient cirer la route sur toute... sa largeur ont pratiquement disparu. La motricité marque également des progrès indéniables : la puissance ne part plus en fumée, même lorsqu'on insiste lourdement en virage serré".

A partir de 1991, les autres versions (1,3L et 1,5L) reçoivent l'injection (moins de soucis pour la progression à froid !) qui ne dénature pas (trop) leur caractère et leur puissance (88 ch et 97 ch respectivement) hormis leur couple plus haut perché. Cependant, le Moniteur Automobile regrette les carbus de la 1,3L : "ses montées en régime sont maintenant beaucoup plus timides et la zone rouge difficile à atteindre, la sonorité a perdu son caractère typé"... Sic transit gloria ?! Enfin, signalons une nouvelle version 4x4 de la 33, dénommée "Permanent 4" : il s'agit ici d'une vraie 4x4 permanente à vocation sportive (uniquement avec le boxer 16v) qui via un visco-coupleur répartit la puissance entre les 2 essieux de façon dynamique en cas de patinage excessif des roues avant ou arrière. Malgré l'avantage en motricité, le poids supplémentaire fait que la permanent 4 est à peine plus performante que la 2 roues motrices. Cela ne change pas la tendance sous-vireuse de la 33 : les 4 roues motrices n'en font pas une sportive mais une voiture plus sûre et plus polyvalente que la version "standard".



Conclusion

1994 arrive... et voit la fin : les 145 et 146 sont là pour assurer la relève ! le bilan semble mitigé, voire sévère pour la 33. Sa cote de popularité n'atteindra jamais celle de l'Alfasud, et pourtant pour les passionnés et quelques autres, elle a sa (petite) place au panthéon du Quadrifoglio ! pour l'instant, ce n'est pas un modèle très recherché par les collectionneurs (c'est un euphémisme...) pourtant une version spécifique se détache du lot : la 33 QV seconde série de 1986 à 1989 : elle présente bien (elle roule bien aussi !) et son boxer 1,7L à carburateurs est sans doute le plus agréable. Je n'ai pas d'indications de prix à donner, c'est au cas par cas, car ces 33 là en bon état se font rares de nos jours !





L'avis des Alfistes



Fabrice (33 1.7 QV)

<<Mes impressions sur cette voiture : véhicule fantastique avec un superbe bruit dès qu'on monte dans les tours !! Coup de pied au cul sensible quand on est dans les tours pour un véhicule atmo. Tendance naturelle au sous-virage : besoin d'avoir de bons pneus
dessous pour ne pas se faire prendre en traître !! Véhicule très amusant surtout quand il est un peu surbaissé comme le mien : com- portement proche du Sprint 1.5 que j'avais avant. Véhicule super pratique niveau chargement. Par contre, niveau chauffage habitacle : pas top !!! Un peu fainéant aussi sur le freinage, surtout comparé aux véhicules d'aujourd'hui. Véhicule sans problèmes pour peu que l'on en prenne soin : suivi régulier, vidange avec de la bonne huile ... Pour résumer, c'est un véhicule très amusant et les carbus ont un bruit super agréable !!! En plus, elle est légère, donc vive.>>



Pierre (33 1.7 QV SW)

<<Acheté pour sa ligne (PininFarina) , puis convaincu par le caractère moteur, c'est une voiture chaleureuse et homogène.>>



Gaël (33 1.5 TI)

<<Cette voiture est excellente, ses reprises et ses accélérations sont excitantes, son moteur est fiable car extrêmement peu de ré- parations (changement de pompe à eau) et robuste. Il me semble qu'elle n'a jamais été aussi en forme, surtout qu'elle est entretenue par un spécialiste des belles mécaniques. C'est un modèle spécial qu'Alfa a fabriqué en très peu d'exemplaires car elle a 4 phares ronds comme sur Alfasud sprint. Je compte la garder encore longtemps même si j'achète une Alfa plus moderne. Ce qui me fait peur c'est la disponibilité des pièces dans le futur. Pour l'instant, peu de changements de pièces (pompe à eau, émetteur/récepteur d'embrayage et autres pièces qu'on change normalement). Qualités : performances/reprises/accélérations, caractère, ligne, plaisir qu'elle procure, sonorité. Défauts : consommation, roulis, confort (perso j'aime bien car on sent le contact avec la route).>>



Jean-Pierre (33 1.3 IE)

<<Je me suis régalé avec cette auto et son petit boxer plein de vie ! Je pense que ce dernier a passé la majeure partie de ses 160000 km entre 5000 et 6800 tr/mn. Le bruit du boxer est très excitant et ne m'a jamais fatigué. Ce petit 1300 cc emmenait sans trop de problème l'auto à 200 km/h compteur alors qu'une fois il m'est arrivé de taper le rupteur en 5eme (perché à 6800 tr/mn) sur autoroute et en descente : 220 km/h au compteur ! De plus ce moteur a connu plusieurs rétrogradages à plus de 7000 tr/mn sans la moindre casse (che musica).
Je suis d'accord pour dire que la position de conduite était désastreuse (pédalier décalé), que le bruit envahit l'habitacle, que la boîte craque mais l'ensemble donne un charme à cette voiture très attachante. Question tenue de route et motricité on a également connu mieux (quelques 360 degrés me l'ont rappelé !). Les freins ne sont pas très endurants donc attention au freinage pour le passage du troisieme rond point ! Apres 18 mois passés aux US à rouler en GM, j'ai hâte de retrouver ma Sportwagon 1.8 neuve afin de retrouver les plaisirs de ma marque adorée. Longue vie à Alfa Romeo.>>



Guiand (33 1.3 IE Trofeo)

<<C'est ma première voiture personnelle, je l'ai depuis 1996. Elle avait 57000 Km le jour ou je l'ai achetée. Depuis elle n'a rencontré aucun problème mécanique et ne m'a jamais fait faux bond. Les seules modifications que je lui ai fait subir sont une admission directe (c'est assez impressionnant ce que l'on peut gagner comme couple sur un tel moteur), un silencieux Supersprint et des pneus en 185/60/13 au lieu de 165/70/13. C'est une voiture que je trouve assez plaisante à conduire malgré son manque de puissance à bas régime. Mais dès que l'on monte haut dans les tours, on arrive à s'amuser et le boxer est un vrai régal point de vue sonorité. Par contre, je trouve qu'elle sous-vire énormément.>>



Mario (33 1.7 QV)

<<Super voiture qui roule hyper bien. Son seul défaut une conso trop élevée. Mais là encore c'est une sportive donc c'est relativement normal.>>



Adrien (33 1.3 IE Trofeo)

<<Ma premiere voiture était une Alfa 33, j'ai du m'en séparer à cause d'un bâtard qui a sauté un cédez le passage avec une grosse merco, depuis j'ai eu une golf turbo diesel et 2 golf III une 3 portes et une 5 portes mais rien ne remplacera mon Alfa. Le bruit des 2 double-corps inversés est impressionant. Je roulais toujours avec les vitres ouvertes pour écouter ce bruit surtout sous les ponts. Maintenant je recherche une 33 comme celle que j'avais : noire, intérieur cuir backet (si possible) avec aileron et bas de caisse, jantes bien sûr et pas trop de KM, toute options quoi (pour la clim je la mettais jamais donc je m'en fous) mais si vous avez des contacts sur Lyon appelez-moi merci (adri1@caramail.com)>>



Patrick (33 1.3)

<<Ma 33 c'est avant tout son moteur Boxer avec 2 carburateurs double corps inversés, un plaisir sonore et d'agrément, en bas avec une souplesse relativement bonne grâce aux rapports de boîte bien pensés et un poids raisonnable, et à partir de 4000 tr/mn jusqu'à la zone rouge où ça pousse et chante rageusement. La motricité est bonne sur sol sec (j'ai monté des jantes alu mais toujours en 13" avec pneus 175/70/R13) mais limite sur le mouillé (choix des pneus très important). Pédalier légèrement décalé mais on s'habitue aisément. Freinage moyen et confort de suspension satisfaisant. Ce genre de voiture ne se juge pas objectivement, on la conduit et on s'y attache, car elle séduit malgré ses défauts ; le plaisir est une sensation et ça, l'Alfa 33 comme ses soeurs, savent le donner !>>



Bertrand (33 1.3)

<<Bercé par le ronronnement du 4 cylindres à plat de la 33 1.3 1990 de mon père . Alfiste de père en fils comme si cela était une tradition
familiale. J'ai récupèré la 33 de mon père à 19 ans voilà 3ans. Cette voiture j'en suis amoureux et j'espère la garder le plus longtemps possible. Personne ne peux comprendre cela. Cette voiture a une âme, un caractère. Au démarrage du moteur mon coeur bat de plus en plus fort. Je la bichonne je
lui parle mème. Je pense qu'aucune autre voiture ne peux transmettre ces sentiments là à un homme. ALFA ROMEO est une autre conception de la vie et
un regard différent de la route.


Tsunami le ven 27 déc 2002 à 14:07
lololol c trop long :etourdi: :etourdi:
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 14:09
Tsunami > C'est pour enrichir vos connaissances car vous semblez être des ignards concernant Alfa Roméo !
autoweb le ven 27 déc 2002 à 14:16
Alfiste, ils sont bien tes essais Alfa :D

Tu veux pas les publier sur un site ? :etourdi:
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 14:18
autoweb > Ils sont issus de sites Alfa divers déjà
Tsunami le ven 27 déc 2002 à 14:19
alfiste >> oui t bine gentil mais bon j suis pas plus fan que ca d alfa et des abciennes encore moins
autoweb le ven 27 déc 2002 à 14:28
Arf dommage :(
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 14:34
autoweb > Eh oui !!
Tsunami > je vais te convertir !
vassim le ven 27 déc 2002 à 14:34
ignare concernant les alfa!!!???

Tu parle!

Bon pour la petite histoire j'en ai vue une samedi d'alfasud!

Rouge toute belle et pimpante! une Ti!

Ca devient rarissime de croiser ça!

Faut dire qu'elle étaient pas protégées contre la corrosion...trés peu on survécu!
Alfiste le ven 27 déc 2002 à 14:42
vassim > malheureusement vassim, tu as entièrement raison, pauvres Alfa !
L'autre jour je parlais avec une copine, je lui dis que mon père avait une Alfa et que j'étais amoureux de ces voitures, et que me répond elle ?!?
Elle me dit : Ah llala, les Alfa, ma mère en a eu une et qu'est ce qu'elle m'en a dit sur elle...que ça rouillait facilement, qu'on passait la main entre la carrosserie et la peinture !
Eh bien, non pour moi, ce ne sont pas ça les Alfa, ce sont des voitures certes fragiles mais qui avaient une âme et un gros coeur !!!
vassim le ven 27 déc 2002 à 14:48
comment peut on ne pas aimer les alfa?



stefanel le ven 27 déc 2002 à 18:09
Superbe les Alfa ! :good:
Striker le ven 27 déc 2002 à 18:21
Bravo :good: :good:

L'Alfasud est en effet une legende a part entiere :good:

Tu as bien fait d'"oublier" l'ARNA :D

Joli ton Duetto vassim :good:

vassim le ven 27 déc 2002 à 18:22
j'ai enfin récupéré une tof!:love: :good:
Striker le ven 27 déc 2002 à 18:37
Dans l'imaginaire publique d'une certaine generation les Alfas "rouillent sur catalogue" et les anglaises pissent l'huile. :etourdi: :etourdi: :etourdi:

Ah, je les ai entendue celle la :bad:
vassim le ven 27 déc 2002 à 18:39
celle la est bien protégée!

Mais je vais entreprendre une bonne restauration sérieuse!
gtso le ven 27 déc 2002 à 20:14
J'ai eu 2 Alfa-sud : Une TI et une SUPER !! Fabrication en dessous de Zero , MAIS un regal sur la route !!
japcars le ven 27 déc 2002 à 21:48
l'alfa sud et la 33 ca me rapelle des souvenirs :good love:
bonne voiture 0 probleme sauf pour changer les plaquettes de frein av :vomir:
Striker le sam 28 déc 2002 à 00:11
vassim, je ne peux que te conseiller http://www.ebspares.co.uk/ pour les pieces. Un choix plus vastes que les specialistes italiens a des prix competitifs :good: De vrais passionnes en plus, ce qui ne gache rien.
Hélios le sam 28 déc 2002 à 01:07
Jamais vu d'Alfasud en vrai... mais paraît que mécaniquement + chassis, peu de voitures lui arriveait à la cheville, mais carrosserie, ça rouillait déjà sur catalogue !
Striker le sam 28 déc 2002 à 01:09
Regarde mon message de 18:37 Helios :arg: :arg: :arg: :arg: :arg:

MDR :D :D :D :good: ;) ;) ;)
autoweb le sam 28 déc 2002 à 01:25
Ca fait un bruit sympa l'Alfasud...
broyax le sam 28 déc 2002 à 16:14
ah ben d'accord le gars "ALFISTE" fait un copier-coller des historiques que je me casse le q à faire sans même donner les références de mon site !!! :arg: :arg: :arg:

pt1 l'est gonflé le mec !!:arg: :bad:

l'historique de la 33, c'est le mien et je t'autorise pas "ALFISTE" à le foutre n'importe où sans même mettre le lien !

http://www.ifrance.com/broyax/33-histo.htm
Alfiste le sam 28 déc 2002 à 17:01
broyax > Je m'excuse fortement auprès de toi. C'est vrai que j'aurais dû signaler la source de ces données. J'ai participé aux avis d'Alfiste je m'appelle Gaël en fait. Encore mille excuses. Je respecte ton travail qui semble et est énorme. Moi aussi je suis amoureux de ces Alfa.
Hélios le sam 28 déc 2002 à 18:35
Striker = merci pour la remarque !... Mais je peux pas avoir mes yeux partout ! Au fait, Hélios, s'écrit avec un accent aigu sur le E ! :D lol... c'est pour rire !
Alfiste le sam 28 déc 2002 à 19:09
Alors les ignards, c'est intéressant mon sujet !
Alfa147 le dim 29 déc 2002 à 15:23
Alfiste: Et la 147, quand en parles-tu ???:good:
kyriad le dim 29 déc 2002 à 15:24
La quoi? :D
Alfiste le dim 29 déc 2002 à 17:51
et bein, je n'ai pas trop le temps là , alors on verra plus tard ! mais complétez djà ces era pas mal !
Alfa147 le dim 29 déc 2002 à 17:56
ok alfiste

Kyriad, il s'agit d'une oeuvre d'art:D
vassim le lun 30 déc 2002 à 10:45
Striker> merçi de l'info!
broyax le lun 30 déc 2002 à 15:40
ok Alfiste alias Gaël, n'en parlons plus, je m'emporte un peu vite, mais c'est que des historiques comme ça, c'est du boulot quoi...

a+:D
Alfiste le lun 30 déc 2002 à 18:00
Coucou !

Alfa147 le lun 30 déc 2002 à 18:13
:love: :love: :love:
Alfiste le jeu 2 janv 2003 à 17:21
Alfiste le jeu 2 janv 2003 à 17:30


magnifique cuir MOMO rouge !
Alfiste le jeu 2 janv 2003 à 17:33
Et voilà pour les sportifs !

Alfa147 le jeu 2 janv 2003 à 18:25
Très beau cuir:good: :good:
Eric le mer 26 janv 2011 à 16:20
http://www.argusauto.com/actualite-automobile/historique/alfa-sud-alfa-giulietta-un-virus-indestructible-408367.html (ALFA-ROMEO Giulietta 1750 TBi Quadrifoglio Verde - Alfasud, Alfa Giulietta, un virus indestructible)
jazzy le mer 26 janv 2011 à 18:20
Bonne séquence flash-back et bonnes photos
On taira hypocritement les quelques défauts bien connus de l'AlfaSud. :D
j'en vois parfois une superbement conservée pas rouge, mais vert kaki (sauf quelques points autour de la vitre arrière).


ps : Quelqu'un pourra-t-il dire aux designers que mettre le repose-pieds en alu, ça enlève toiut l'intérêt de le mettre pour les pédales actives. :?:
vroum45 le mer 26 janv 2011 à 19:08
L'Alfasud est le genre de voiture que l'on apprécie quand on en est plus dépendant, quand on a une "vraie" daily car à côté.

Je suis tenté de reprendre une 2CV (ma première caisse).

Mais qu'est ce que j'avais été content de la fourguée pour passer à une R21.

Aaaah, la 2CV qui ne (re)démarre pas quand il fait trop chaud ou trop humide
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