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Fin annoncée de l'âge du pétrole, donc de celui de la civilisation automobile |
| dazibao | posté le Sam 05 Mai 2007 à 20:50
Les Editions de l’Or Noir présente APRES LE PIC : QUEL DECLIN ? Laurent Pacelli Novembre 2006 Jusqu’à présent, le débat autour du pic pétrolier a principalement porté sur les preuves d’un maximum proche de la production mondiale et sur la date de celui-ci. Maintenant qu’il devient de plus en plus évident que le plateau actuel constitue le sommet de l’extraction de toutes les catégories de liquides pétroliers, la question essentielle devient, à mon sens, celle de la pente du déclin. De combien la production va-t-elle décliner dans le futur : 2% ? 3% ? 10% ? Cette question est capitale, car de la réponse se joue sans doute le sort de notre civilisation. Un déclin trop violent ferait glisser le monde dans une situation dramatique de pénurie et de chaos dont il ne se relèverait jamais. Peu de gens osent faire des prédictions sur le taux de déclin futur des hydrocarbures tant l’exercice paraît difficile et à vrai dire très limité par des données géologiques et techniques imparfaites. Pour comprendre l’extraordinaire difficulté de l’exercice, il nous faut revenir à l’historique du premier théoricien du déclin du pétrole et examiner les travaux de ses successeurs. En traçant l’extrapolation des courbes de découvertes et de production US, King Hubbert fut le premier à établir les bases de ce que l’on appelle aujourd’hui un ‘modèle de déplétion’. Dans son article de 1956, Hubbert ne donne pas de formulation analytique pour la courbe de production. Il se contente d’extrapoler graphiquement la courbe de production à partir de la courbe de découvertes. Plus tard, il la rapprochera d’une équation type dite ‘loi des populations’. au élaborer Le graphique original ayant servi Dr K. Hubbert, en 1956, à sa prévision du pic de production des USA. Celui-ci a eu lieu, comme il l’a prévu, en 1970. Jusqu’aux années 90, peu de gens s’intéressent à ce genre de calculs, qui tombent complètement dans l’oubli. Avec la création de l’ASPO, d’autres analystes, ayant amassé des données plus fiables et plus nombreuses, ont pu mettre au point des modèles plus complexes et plus fins. Ils sont relativement peu nombreux car ils nécessitent des remises à jour régulières, une grande connaissance du monde pétrolier et de ses limites et, bien sûr, des données assez fiables et recoupées. Les modèles actuels : Le modèle de Jean Laherrère : Cofondateur de l’ASPO, Jean Laherrère est certainement l’un des experts les plus reconnus et les plus compétents dans le domaine du pétrole et du gaz. Il a occupé des postes clés au sein de la compagnie Total et a pu amassé une somme conséquente de données sur les réserves d’hydrocarbures. Son modèle énergétique, très complexe, n’est en fait pas un modèle de déplétion pure car il additionne tous les liquides énergétiques connus, qu’ils soient ou non concerné par des contraintes d’extraction géologique. Il l’a récemment révisé ( fin 2005 ) et celui-ci se rapproche de plus en plus de son collègue C .Campbell. La modélisation globale, exprimée en « baril équivalent pétrole » est la somme de trois courbes logistiques. Une de ces courbes correspond au pétrole conventionnel ( 2000 Gb de réserves ) avec un pic en 2010. Une autre additionne les liquides non conventionnels ( 1000 Gb ): liquides de gaz naturel, bitumes et pétroles lourds, gains de raffinerie, CTL ( ‘coal to liquid’, hydrocarbures produits à partir du charbon ) et biocarburants. Le pic tous liquide est atteint vers 2015 avec un sommet très arrondi (92Mb), le pic du pétrole brut vers 2012. Le déclin global est du même ordre que celui avancé par C.Campbell, soit 2% par an. 2 Pour un certain nombre d’analystes, le modèle de Laherrère présente quelques faiblesses : -mélanger dans un seul modèle des hydrocarbures extraits du sous-sol (contraintes géologiques ) et des liquides transformés à partir du charbon et de la biomasse (contraintes techniques et économiques) est-il pertinent ? -Les gains de raffineries (terme qui désigne le fait que les pétroles lourds fournissent plus de produits raffinés en volume) ne sont pas certains car l’énergie dépensée pendant le raffinage est elle aussi en augmentation. -La production de biocarburants est trop incertaine pour être modélisée. Elle va dépendre de choix politique et se heurtera rapidement au dilemme de la concurrence entre l’alimentation et les transports. -La production d’essence à partir du charbon est liée à la fois à des contraintes économiques et techniques. La construction d’usines Fischer-Tropsch, très coûteuses et très longues à mettre en place, ne permettra pas de compenser le déclin du pétrole. Il parait hasardeux de spéculer sur un programme dont l’ampleur et la durée seraient totalement inédites dans l’histoire et fortement liées à une volonté politique des Pays les plus riches de la Planète. Modèle de production mondiales de liquides énergétiques de Jean Laherrère ( version de fin 2005 ). La production totale est la somme de trois courbes logistiques. Le modèle de SamSam Bakhtiari : Monsieur Bakhtiari est ingénieur et a travaillé toute sa vie dans la compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC). Il a participé aux travaux de l’ASPO et a produit son propre modèle de déplétion en 1997-2000 et publié en 2003. Il fait partie des plus pessimiste puisqu’il donne le pic pour 2006-2007 et il considère maintenant (depuis l’été 2006) que celui-ci peut être considéré comme du passé. L’originalité de son modèle est qu’il intègre les phénomènes économiques, politiques et géopolitiques. Ce modèle est itératif. Il a intégré six facteurs dans son modèle : (1) L’adéquation de la maintenance en amont des installations existantes (2) Calendrier des projets EOR ( techniques de récupération du pétrole) (3) Les découvertes de nouveaux champs pétroliers ( à partir de ce qu’il reste à découvrir : Yet- To-Find Reserves) (4) Le déclin annuel des gisements en activité (5) Les intangibles faits politiques (6) Les intangibles faits géopolitiques Les deux derniers facteurs furent introduits en 2002 et 2003 avec de grandes difficultés puisqu’ils sont difficilement gérables. 3 Dernièrement, il a développé sa pensée et introduit 4 phases de transition après le pic de production (T1 ; T2 ; T3 ; T4) . Chacune dure entre 3 et 5 ans avec une moyenne de 4 ans. Pour lui, nous sommes entrés dans la phase T1 début 2006. Nous devrions passer dans la phase T2 en 2009-2011, puis en T3 en 2012-2015 puis en T4 en 2016-2020. ces quatre phases se différencient par la valeur du taux de déclin. Ainsi, le taux de déclin devrait s’aggraver à chaque phase. Sa prévision est que la production de pétrole passera de 81 mb/j en 2006 à 55 mb/j en 2020. Il n’intègre pas la production non conventionnelle de liquides énergétiques hors pétrole brut. La prévision qu’il fait pour 2020 est véritablement catastrophique et beaucoup plus pessimiste que les autres analystes mais peu d’entre eux intègrent les facteurs autres que géologiques dans leurs prévisions. Pour l’instant, Mr Bakhtiari s’est avéré assez juste dans ses prévisions… Modèle simplifié WOCAP de SamSam Bakhtiari produit en décembre 2003. Il sépare les entités OPEP et non-OPEP. Le pic se situe en 2006-2007, c’est à dire maintenant. Aussi, se prévisions justifie le plateau actuel de la production mondiale. Le modèle de Colin Campbell : Le fondateur de l’ASPO est lui aussi un grand connaisseur des pratiques de l’industrie pétrolière. Il a passé de nombreuses années à essayer d’estimer les véritables chiffres des réserves mondiales. Son modèle de déplétion, connu de tous grâce à la lettre d’information de l’ASPO, est donc le résultat d’une véritable « guerre de l’ombre ». Voyons concrètement comment il procède. Campbell additionne d’abord les productions de pétrole conventionnel de chaque pays producteurs. Il détermine les réserves, la date et la valeur du pic de production pour chacun des contributeurs à l’aide d’une courbe de Hubbert classique. Il calcule un déclin moyen par région suivant la règle suivante : P(t)=10% R(t) où P et R sont les valeurs de la production et des réserves restantes à un instant t. R varie également en fonction du temps car Campbell fait également une estimation des réserves restant à découvrir. La dernière version place le pic du conventionnel en 2005. Ce pic serait donc déjà passé mais certains (dont Laherrère) font remarquer qu’il n’y a pas de consensus international sur la définition du conventionel ( chacun plaçant la frontière arbitrairement ). Dans un deuxième temps, il additionne les autres liquides pétroliers ( pétroles non conventionnels ) : lourd, polaire, forages en eaux profondes, liquides de gaz. Mis à part les forages en eaux profondes ( ‘deepwater’ en anglais ), la production de ces hydrocarbures n’augmentera que très lentement et ne permettra pas de compenser le déclin du conventionnel. Le pic global est donc atteint vers 2010 à 90 Mb/j. Le déclin global qui suit est une décroissance exponentielle à -2% par an. 4 5 Remis à jour régulièrement, le modèle de Campbell présente l’inconvénient d’être relativement instable. Le positionnement du pic de production a beaucoup varié dans le passé. Cependant, nous avons sans doute là la meilleure modélisation disponible actuellement. Toutefois, le modèle de Campbell semble s’écarter de la réalité que nous observons actuellement : - Le plateau ‘ondulant’ actuel à 84 millions de barils/jour dure depuis maintenant un an et demi sans être pris en compte par Campbell. Il constitue sans doute le plafond historique de la production. Beaucoup de géologues doutent qu’on puisse encore gagner 6 Mb d’ici 2010 avec les taux de déclin observés actuellement. - les hypothèses de déplétion du conventionnel semblent optimistes. En effet, l’industrie pétrolière reportent fréquemment des taux de déclin de 5 à 7% par an pour les champs ayant bien entamé leur déclin. - On observe déjà un déclin sévère des champs super géants comme Ghawar et Cantarell ( 10 à 15 % par an ) dont ne tient pas compte la modélisation. - L’hypothèse du long plateau de la production moyen-orientale semble lui aussi très optimiste. Poussé à leur maximum, les vieux champs comme Ghawar et Burgan vont décliner rapidement. Leur déclin accéléré aura du mal à être compensé par la mise en production des champs plus petits restants. - petits restants. Une petite étude basée sur le déclin observé actuellement : Le déclin des champs conventionnels vu par Campbell semblant très optimiste, il m’a paru intéressant de simuler ce qui se passerait si ceux-ci déclinaient tous un jour de 5%/an. J’ai donc gardé comme pic du conventionnel l’année 2005, qui semble réaliste, ainsi qu’une production de 66 Mb/jour. On suppose que les chiffres de production des autres catégories de liquides pétroliers ( deepwater, lourd, polaire et liquides de gaz ) sont également réalistes, donc gardés tel quel dans l’étude. Les déplétions des champs de pétrole conventionnel vont rapidement s’additionner aux cours des prochaines années et on peut supposer qu’un déclin général de 5% par an du brut léger soit atteint d’ici 2009 ou 2010. L’étude prend donc comme hypothèse un taux de déclin qui passe de 0 à 2% en 2006, 2 à 3% en 2007, 3 à 4% en 2008, 4 à 5% en 2009 puis reste constant à 5% par la suite. Le graphique ci-dessous redessine la célèbre courbe du modèle de Campbell à la lumière de ce qui précède. Modèle général de déplétion de tous les hydrocarbures liquides du Dr Colin Campbell ( version 2005 ). Depuis 2005, Campbell fait apparaître également la produc- -tion de gaz sur son graphique. Selon ce modèle, le pic du pétrole et le pic de tous les hydrocarbures ont lieu la même année : 2010. OIL & GAS PRODUCTION PROFILES 2005 Base Case 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 2030 2040 2050 Gboe Regular Oil Heavy etc Deepwater Polar NGL Gas Non-Con Gas modèle de déplétion générale 0,010,020,030,040,050,060,070,080,090,02005201020152020202520302035204020452050années production tous liquides enMb/jour NGLpolairedeepwaterlourdconventionnel Cette « nouvelle approche » place le pic général sur un quasi-plateau de deux années en 2006/2007 vers 81,5 Mb/jour. Cette valeur est relativement proche du modèle de S.Bakthiari. Le pic du brut léger ( conventionnel + deepwater ) se situe en 2006 à 70 Mb/jour. Cette donnée est importante du point de vue de la production de carburants. Jusqu’en 2010, la production « tous liquides » ne baisse que légèrement (pratiquement 2 Mb), le déclin du conventionnel étant presque compensé par l’augmentation de production du « off-shore profond ». Après 2010, le déclin est par contre très sévère et irréversible. Le fait le plus troublant de ce résultat est que le plateau actuel de la production mondiale peut parfaitement s’expliquer de cette manière. Celle-ci prendrait donc fin, au plus tard, en 2010. Maintenant, on peut se demander quel serait le taux moyen de déclin de tous les liquides énergétiques si le pétrole conventionnel décline de 5% par an comme nous l’avons supposé dans cette petite étude. MODELES DE DEPLETION SIMPLIFIES 0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 200520092013201720212025202920332037204120452049 années Production tous liquides enMb/j modèle avec déplétion du conventionel à - 5%/an" déplétion générale à - 2%/an déplétion générale de - 3%/an 6 Deux courbes décroissantes à -2% et -3% par an, centrées sur 2007 permettent de constater visuellement que nous serions très proche d’un déclin annuel de 3% de toutes les catégories de pétrole. On voit donc que, selon cette hypothèse, le déclin de la production pétrolière serait plus fort que ce que suggère Campbell. Un déclin annuel de 3% correspond à une production divisée par deux en 23 ans. Les facteurs sous-estimés dans les modèles actuels : 1. la surproduction : D’après le physicien Xavier Chavanne ( ASPO-France ), la production annuel d’un champ ne doit pas dépasser 10% de ce qui reste à extraire de ce champ ( P(t)<10%R(t) ) sous peine de faire baisser le taux de récupération. Au delà, la quantité de pétrole récupéré est minorée et le champ est dit « surproduit ». Cette règle constatée empiriquement semble s’expliquer par des contraintes thermodynamiques. La loi dite « de Darcy » montre que l’énergie injectée trop vite dans le gisement est dissipée en chaleur et non en énergie mécanique permettant de déplacer le pétrole. Les techniques de production renforcées, dites secondaires ou tertiaires sont employées depuis 40 ans dans la plupart des grands gisements de la planète. Selon l’étude de X. Chavanne, ces techniques permettrait effectivement d’améliorer légèrement le taux de récupération ( passant en moyenne de 33% à 40% ) mais uniquement si la production est modéré, c’est-à-dire optimisée pour récupérer le maximum de pétrole. Cependant, tout porte à croire que cela n’a pratiquement jamais été le cas et que les compagnies cherchent toujours à pomper le pétrole le plus rapidement possible. Matt Simmons, investisseur en énergie, va plus loin dans son ouvrage « Twilling in the Desert ». Après avoir étudié 200 rapports techniques concernant la production saoudienne, il en arrive à la conclusion que les gisements géants ont certainement été surproduits dès les années 50 et 60.L’injection massive d’eau sous pression dans un gisement comme Ghawar a permis de faire face l’augmentation phénoménale de la demande de pétrole avant les chocs pétroliers des années 70. Mais cela se payera au prix fort. Il prédit un destin funeste à Ghawar, comme aux autres champs géants du Moyen-Orient ; un déclin voisin de 10 % par an dans les années qui viennent. Il faut dire que les exemples récents lui donnent raison : Mer du Nord : -10% par an, Cantarell : 14%/an, Burgan et Ghawar seraient actuellement entre -2 et -8% par an selon des sources non officielles. En 1998, Jean Laherrère a fait une étude portant sur 4000 champs dans le monde. Il a étudié le taux de récupération espéré initialement et celui obtenu au final en fin de vie du gisement. Taux de récupération final en fonction du taux de récupération estimé initialement. L’étude a porté sur 4000 champs. Source : Jean Laherrère. Deux courbes de production d’un champ correspondant à deux types de gestion. En bleu ; production modérée permettant d’optimiser le taux de récupération. En rouge ; surproduction permettant de maximiser le débit journalier du champ. Source : Laurent Pacelli d’après Xavier Chavanne. 7 On voit sur le graphique ci-dessus que la distribution suit pratiquement une pente à 45°, signifiant par là même qu’il n’y a pas globalement d’amélioration du taux de récupération par la technique. On remarque quelques points isolés situés au dessus de cette droite et correspondants à des cas exceptionnels d’amélioration de la récupération. Mais pour Laherrère, il s’agit de conditions géologiques particulières, n’ayant rien à voir avec la technique. Plus inquiétant est le nombre important de points sous la pente 45°, suggérant qu’au mieux la technologie n’augmente pas le T.R mais qu’au pire, elle le dégrade ! Mais pour moi, ce graphique illustre en fait la surproduction de ces champs induite par la même technologie. Contrairement à ce qu’affirme l’industrie pétrolière, la technologie ne permet pas et ne permettra jamais d’augmenter la quantité de pétrole récupérée. Pire, elle risque même de faire chuter les réserves mondiale par la surproduction. 2. le rendement énergétique et l’énergie nette. Extraire du pétrole du sous-sol et le raffiner demande également de l’énergie, que l’on doit soustraire de la production totale. Cela va du transport du pétrole depuis son point de production jusqu’à la distribution finale dans le réservoir de votre voiture ou à l’entrée d’une usine pétrochimique en passant par le coût des infrastructures, le raffinage et le pompage. Le rendement énergétique ou ‘bilan net d’énergie’ ( encore appelée EROI pour ‘energy return on energy investment’ ) peut s’exprimer alors sous la forme d’un rapport ‘ baril servant à l’extraction/baril produit’. Les calculs indiquent que la moyenne mondiale de ce bilan se détériore constamment. Dans les gisements exploités en 1930, il fallait dépenser l’équivalent d’un baril d’énergie pour en extraire 100, mais dans les années 70, ce rapport tombait autour de 25. L’énergie réinvestit dans la production, augmente exponentiellement avec le temps, comme le montre le graphique ci-dessus, tirée du site www.theoildrum.fr. Production de pétrole brut et net pendant un cycle de production. Graphique élaboré d’après les travaux théoriques de Cleveland et Hall, publiés en 1981 La production totale ( pétrole brut, X+Y sur le graphique ) est la somme du pétrole investit dans la production et l’exploration ( Y, ‘energy cost of production’ en rose ) et du pétrole net ( ‘Net Resource X’ en violet ), disponible à la consommation. Cette augmentation exponentielle de l’énergie réinvestie est liée à de multiples facteurs mais s’explique parfaitement à la lumière de nos connaissances actuelles : -distribution statistique des champs : La courbe de découvertes, comme l’a décrite Hubbert, ressemble à une cloche ou à une gaussienne car l’on découvre d’abord les champs les plus faciles ( proches de la surface mais souvent petits ) puis les 8 gros champs plus difficiles et enfin les champs à la fois petits et difficiles d’accès. Après le pic, il restera de plus en plus de petits champs ‘difficiles’, donc, nécessitant plus d’infrastructures ( plates- formes, barges flottantes, oléoducs, etc ). -qualité du pétrole en baisse : Les champs en fin de vie contiennent du brut plus lourd, plus souffré, plus difficile à raffiner et, au final, fournissant moins de produits finis. Les huiles lourdes et autres sables asphaltiques sont les plus gourmands en énergie. Leur EROI est de l’ordre de 4 en moyenne. Une partie importante des réserves dites « ultimes récupérables » ne l’est pas si on tient compte de l’EROI. Ce que montre notre graphique est que la zone noire, notée Y*, ne pourra jamais être récupérée. Maintenant, imaginons ce qui pourrait se passer en théorie dans le futur. Au niveau mondial, il arrivera un moment ( le point Z sur le graphe ) où cette énergie réinvestie sera égale à l’énergie récupérée. Le bilan net d’énergie sera exactement de 1, autrement dit, il n’y aura plus de pétrole disponible pour la consommation !! En terme plus concret, on peut imaginer que le pétrole des champs mis en exploitation le plus récemment ( donc ceux dont le déclin est le moins avancé ) servira en intégralité à extraire le pétrole de très vieux champs ou également les pétroles lourds, très gourmands en énergie. Cette situation absurde ne se produira pas car on fermera sans doute le robinet des champs en déclin de plus en plus tôt, quand les coûts d’exploitation grimperont au ciel. Cela signifie clairement que la production chutera de plus en plus vite. La conclusion de tout ceci est que la courbe de déclin géologique pure ( celle de Campbell ) s’écartera de plus en plus de la réalité observée à mesure que l’EROIE se rapprochera de 1. En clair, il est très probable que, physiquement, le pétrole disponible à la consommation subisse un déclin qui s’accélère de plus en plus vite. Physiquement, cela signifie également qu’une partie non négligeable du pétrole aujourd’hui jugée récupérable ne le sera probablement pas. Les réserves avancées par Campbell ou d’autres dans leurs calculs sont, en tout logique, gravement surestimées. Restera-t-il encore du pétrole à extraire en 2050, comme le suggère les modèles actuels ? Rien n’est moins sûr. Il n’y aura peut-être plus d’énergie fossile pour aller le chercher. Maintenant, le lecteur pourrait se demander quand cette EROIE va réellement atteindre une valeur proche 1. Pour répondre à cette question, il faudrait pouvoir calculer précisément les deux termes du rapport : l’énergie investie et l’énergie récupérée. Pour l’énergie récupérée, c’est assez simple ; il s’agit de faire la somme de l’énergie contenue dans chaque baril de pétrole extrait sur la planète. Le calcul de l’énergie investie est par contre impossible à réaliser directement. La somme de tous les coûts à additionner s’accroît de manière vertigineuse et rend illusoire un résultat déterministe. En fait, on retrouve un cas similaire au célèbre ‘effet papillon’ en météorologie. Lors de la dernière conférence internationale de l’ASPO en Italie ( juillet 2006 ), une équipe de chercheurs de l’Université de New York a fait sensation en proposant de contourner cette impossibilité théorique. Il s’agit de Charles A.S Hall, Nathan D. Gagnon, Art Smith et Lysle Brinker ( étude disponible sur le site d’Aspo Italia ). L’équipe de Hall propose une double approche : financière et énergétique. Puisqu’il est impossible de connaître l’énergie investie directement, il doit être possible de l’estimer en convertissant les investissements réalisées par l’industrie pétrolière en énergie. La méthode consiste alors à convertir des dollars ( corrigés de l’inflation ) en joules à partir d’exemples connues et fiables. Hall a donc calibré son étude à partir des sources les plus transparentes disponibles actuellement: La Mer du Nord et les USA. Le résultat qu’il obtient est stupéfiant. L’EROI, calculé entre 1992 et 2004 est bien en baisse, malgré des fluctuations importantes entre 1991 et 1999. Depuis 1995, elle baisse de façon quasi-linéaire. L’extrapolation de cette droite donne une EROI de 1 vers 2017 ! On pourrait en conclure un peu hâtivement que l’extraction de pétrole dans le monde pourrait s’arrêter en 2017 mais Hall prévient qu’il ne sait pas si la courbe réelle de l’EROI va être une droite ou une asymptote lorsqu’on s’approchera de la valeur 1. Mais en supposant une erreur de 10 ans, ou une asymptote vers 2020, on voit clairement que la situation pourrait être catastrophique dès 2015 ! Comble de l’ironie, la contre-vérité scientifique « il reste 40 ans de pétrole » proférée depuis des décennies par l’industrie pétrolière, pourrait ne pas être si éloignée que cela de la vérité, si Hall et son équipe ont vu juste… 9 3. les investissements Au fur est à mesure que nous descendrons la pente descendante du pic de Hubbert, il nous faudra dépenser de plus en plus d’énergie pour extraire le pétrole restant, donc de plus en plus d’investissement en argent seront nécessaires ( dans l’extraction et l’exploration ). Ce fait est souvent ignoré dans le débat, mais qu’adviendra-t-il si l’économie mondiale est frappée par une récession voire pire, une dépression très grave ? Les investissements de long terme pourront-ils se faire alors que le monde pétrolier est pour une large part tributaire des marchés financiers et des actionnaires privés ? Le modèle économique Keynésien de régulation étatique a permis de financer des programmes énergétiques très ambitieux ( dont le programme nucléaire français ), dont la rentabilité se faisait sur le long terme. Le libéralisme actuel, au contraire, cherche une rentabilité la plus rapide possible, incompatible avec une difficulté croissante d’extraction. Ce constat fait dire à certains théoriciens, dont Richard Duncan, que l’effondrement de nos sociétés pourrait être dû au manque d’investissement plutôt qu’aux pénuries d’énergie elles-mêmes. Certain parlent même d’une sorte de syncope du système en cas de baisse trop forte de la production d’énergie dans le monde. En effet, on peut parfaitement imaginer qu’une fraction non négligeable de ressources énergétiques fossiles, accessible en théorie d’un point de vue physique, ne le soit plus d’un point de vue économique par une perte de confiance générale des marchés financiers et un sous investissement chronique. La baisse de la production engendrant à son tour une baisse de capitaux et un sous investissement ainsi de suite, dans une sorte de réaction en chaîne ou d’effet boule de neige. N’oubliant pas que 90 à 95% des échanges commerciaux dans le monde sont uniquement financiers ( achat et vente d’argent pour simplifier ) et non des marchandises ou des services. Il est facile d’imaginer ce que deviendra tout cet argent ‘virtuel’ lorsque la récession s’abattra sur le monde : il partira en fumée. Notre seule porte de salut serait que les gouvernements des pays riches reprennent en main le contrôle étatique de la monnaie. Mais les libéraux, institutions financières comprises, s’y opposeront le plus longtemps possible car céder sur ce point signifierait la fin de leur domination politique et économiques sur le monde. 4. le pétrole net et le pétrole net par habitant. Le pétrole net ou pétrole disponible à la consommation n’est lui-même pas la donnée finale à prendre en considération pour le devenir des sociétés humaines. En effet, la population mondiale n’a vraisemblablement pas encore atteint son maximum et l’on doit considérer au final le nombre de barils de pétrole net disponibles par habitant pour avoir une idée juste des effets du déclin énergétique sur nos modes de vie. La population mondiale « piquera » quelque part durant ce siècle et les démographes donnent une large fourchette de valeurs, typiquement entre 8 et 12 milliards. Cela signifie une diminution supplémentaire de 20 à 50% de pétrole par habitant par rapport à aujourd’hui. Mais un certain nombre d’experts n’hésitent pas à franchir la ligne jaune sur la question taboue de la population. K.Deffeyes, collègue de feu K.Hubbert estime, comme d’autres, que le déclin énergétique va irrémédiablement faire chuter la population mondiale entre 2015 et 2050. Les tenants de l’ « overshoot » ( régulation de la population par la quantité de ressources disponibles ), disent ouvertement que notre planète ne pourra nourrir plus de 1 à 2 milliards d’habitants sans hydrocarbures. La question agricole, donc alimentaire, et la question énergétique sont étroitement liées car 10 l’agriculture dépend massivement du pétrole pour les engrais, les pesticides, la mécanisation et le transport des productions. L’agriculture moderne peut en effet être vue comme un moyen de convertir de l’énergie fossile en nourriture. Richard Duncan est l’un des rares théoriciens à modéliser l’évolution de la quantité d’énergie par habitant ( graphique de gauche ). A droite : évolution de la population mondiale suivant deux modélisations : Olduvaï Theory ( R. Duncan ) et Limith to Growth ( D. Meadows ). Conclusion : Nous venons de voir que les modèles de déplétion connues, s’ils s’avèrent assez pertinents pour déterminer la date du pic de production, le sont nettement moins en ce qui concerne le rythme du déclin des hydrocarbures. Ces modèles, déjà optimistes au regard de la situation actuelle, ne décrivent en fait que la production du pétrole brut. Or, cette réalité est trompeuse ; ce qui importe pour notre destin futur est l’énergie nette, celle disponible immédiatement à la consommation. Nous avons tout lieu de penser que cette énergie nette s’effondrera encore plus vite que l’énergie brute, effondrement qui sera encore aggravé par l’augmentation de la population et les problèmes d’investissements liés à la crise économique et les problèmes croissant d’extraction. En conséquence, le déclin énergétique ne sera pas une pente douce et régulière ( de 2% par an ), permettant à la société moderne de s’adapter et d’organiser sa propre décroissance. De ce qui vient d’être dit précédemment, on voit que le déclin ne pourra pas être inférieur à 3% par an, au mieux. Rappelons qu’un taux de 3% correspond à une diminution de moitié en 23 ans, que le même résultat est obtenu en seulement 14 ans si ce taux monte à 5% et 9 ans pour un déclin annuel de 8% ! L’analyse de tous les paramètres scientifiques du pic pétrolier mène immanquablement à la même conclusion : la disparition rapide de la civilisation industrielle. Il est déjà trop tard pour penser à des formes d’énergie alternative, qui ne pourront pas être mise en place à temps. Le déclin énergétique sera également trop rapide pour sauver notre organisation sociale et politique actuelle. On ne peut trouver crise plus dramatique que celle de l’énergie, tant ses effets dévastateurs semblent s’additionner et se liguer contre nous. Nul ne sait combien d’êtres humains survivront à l’effondrement inéluctable du modèle de société actuelle ni quel genre de vie ils auront. Le destin de chacun d’entre nous est immanquablement lié aux choix de vie que nous feront, individuellement et collectivement, avant la fin de cette décennie. |
| boss_427 | posté le Sam 05 Mai 2007 à 21:45
En plus court (grande découverte), le pétrole est une ressouce limitée. Sans blague ? |
| olcheval | posté le Sam 05 Mai 2007 à 22:01
J'aimais bien le film mad max mais j'ai pas envie que mes enfants jouent dans le numéro 5 Dernière édition le Sam 05 Mai à 22:02, édité 1 fois |
| Rusty | posté le Sam 05 Mai 2007 à 23:40
Si la conclusion en fin de post est une conclusion globale quant aux différentes approches, elle est très fortement dramatisée, et je ne pense pas non plus que le peak oil soit atteint depuis 2006-2007 (le modèle de Samsam ne nous dit pas comment sont intégrés les facteurs géopolitiques...). Quant aux energies alternatives, je ne pense pas qu'il soit trop tard non plus... Tout ceci ne m'empêchera pas de dormir et ne doit pas empêcher les autotitreurs de dormir! En tout cas ce soir! |
| dazibao | posté le Dim 06 Mai 2007 à 01:30
Mouais... Donc selon vous, pour prévenir les désastres annoncés, il urgent de ne rien faire ...? Un p'tit conseil de lecture en prime ? "Effondrement" de Jared DIAMOND (Editions Gallimard,collection NRF essais) Un bouquin, qui analyse les causes de l'effondrement de civilisations disparues (Les Pascuans de l'île de Paques, les Mayas, etc), pour tenter d'apporter des remèdes aux maux qui menace notre propre civilisation : déplétion des matières premières (dont le pétrole & le gaz pas si "naturel" qu'on nous le dit...), catastrophes climatiques annoncées... Sur ce, bonne nuit... |
| my107iscool | posté le Dim 06 Mai 2007 à 07:56
C'est juste sur le titre que je ne suis pas d'accord ... On va toujours trouver un moyen, pour que la fin du pétrole n'implique pas la fin de l'automobile ... Je suis TRES confiant pour qu'on fasse rouler dès que nécessaire les voitures avec autre chose que le pétrole ... Je dirais plus exactement avec autre chose que les énergies fossiles. Parce que : 1°) on continuera de faire des carburants non fossiles : renouvelables donc ! Tout le carbone qu'on met dans l'atmosphère permet de penser qu'avec l'énergie solaire (encore inépuisable à notre échelle) permet de faire pousser énormément plus de plantes ! Et qu'il y a un énorme potentiel de recyclage de ce CO2 justement ... (vu ce qu'on a déjà brulé : il faut bien qu'il soit qqpart ce CO2). 2°) on maitrise les fondamentaux pour ne plus jamais avoir besoin de pétrole .. C'est juste que ça coute plus cher que d'exploiter le pétrole : dès que possible ou dès que nécessaire : un basculement sur d'autres sources d'énergie me semble inévitable et souhaitable. Déjà aujourd'hui, on pourrait facilement imaginer des voitures électriques pour une GRANDE partie des besoins de M. Tout le monde ... Exemple : 1 clio en bon état : je lui enlève son moteur thermique 1 moteur électrique de 50kW 102 kg de batterie 12 h de charge sur le secteur 220 d'une maison normale = 120km d'autonomie ... ce qui pour 80% des gens représente les trajets quotidiens pour les gros rouleurs aux trajets hebdomadaires pour une famille moyenne et les trajets mensuels voire bimensuels pour beaucoup. Les projets d'électrification se multiplient. Ce qui veut dire qu'on utilise (en France) en tout cas à plus de 80% de l'énergie qui ne provient pas de sources fossiles. très vite (2 ans max) on va avoir un vrai choix en véhicules électriques ! il est fort probable que ma 107 (voiture 4 places la plus économique du marché) soit ma dernière voiture qui roule au pétrole. La prochaine sera très certainement une 100% électrique et je fais 120km /j jr |
| boss_427 | posté le Dim 06 Mai 2007 à 08:32
Si tu es l'une des andouilles avec qui - désolé du mot - j'ai eu des mots car complètement sectaire et anti-voiture, ça sert à rien d'argumenter. Moi = rural. Moi besoin voiture aller travail. Moi refuser entasser ville clapier à lapin. Moi pas pouvoir faire 70 bornes Vélo. Moi conscience bouuuh, méchant pétrole. Moi acheter bagnole électrique dès que modèle avec de l'autonomie sortira. Mais je chie pour le moment sur vérolution et compagnie. Motifs perso, je hais les gens qui dégradent gratuitement le bien d'autrui, et estiment être en guerre sainte contre bouuuh, les méchants automobilistes pollueurs... sans s'attaquer aux sources bien plus capitales de pollution. |
| my107iscool | posté le Dim 06 Mai 2007 à 09:19
-> Boss_427 : pourrais-tu, s'il te plaît, nommer celui (ceux) à qui tu t'adresses. Pour éviter des malentendus ... Je ne me sens pas visé par ta dernière intervention, mais comme ton message suit le mien sans précision, j'ai d'abord cru à une réponse ... A part ça, ce que je pense, moi, c'est que la seule solution immédiate est d'économiser du pétrole, et même s'il n'y avait QUE l'automobile : une économie de 30% serait tout à fait à la portée de tout le monde ... 1°) grâce à l'achat de voitures adaptées ( je crois plus de la moitié des voitures qui sont a priori surdimensionnées : quelqu'un qui prend l'Espace V6 pour faire son trajet domicile /travail tous les jours à raison de 60km, consomme autant que 2 voitures qui suffiraient chacune à faire le même trajet dans les mêmes conditions ... 2°) faire un site web de covoiturage avec itinéraire pourrait, j'en suis sur factoriser énormément de trajets et diminuer de beaucoup le nombre de véhicules. Mais ça, c'est peu réaliste à cause de l'individualisme régnant... 3°) modifier sa conduite ... Je suis sur et certain qu'on peut TOUS, en moyenne consommer 20% de moins de carburant ... Vu ce que je vois tous les jours sur les routes, c'est EVIDENT : les surrégimes, les sous-régimes, les accélérations intempestives, le non respect des limites de vitesse, les voitures en mauvais état ou mal entretenues. jr |
| boss_427 | posté le Dim 06 Mai 2007 à 09:50
A l'auteur du message, rassure-toi J'avais l'impression de discuter avec un mur http://www.antibagnole.com/theforum/index.php?sid=59fb325c9fad498a67c89f00a69115d7 A noter, mes interventions - anciennes tout de même - sur ce truc, n'existent plus. Si je résumais leurs positions de l'époque : "Je suis un nanti méchant pas bôô qui ne vit pas en ville donc c'est pas bien", lorsque je leur ai exposé qu'on avait besoin de bagnoles pour aller bosser (tout le monde ne crêche pas sur son lieu de travail), par choix de vie (mon cas, si je me retrouve face à un de ses sectaires, j'ai des difficultés à me retenir de lui botter le cul), pour que ces bobos parigots puissent trouver de la bouffe dans leur prisu de quartier ou encore pour pouvoir faire avancer la moissonneuse. Pour donner le niveau, ils encourageaient à l'époque les récoltes "à la main." Bien sûr, ton champs de 2000 hectares, tu vas le faire à la main Bon, le nanti, il va aller voir s'il fait beau sur le canal du midi |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:20
Encore un type qui s'inscrit sur le forum pour prêcher la fin du monde...... Faudrait pas qu ils se sentent obligés de venir ! La donne énergétique va effectivement changer , c 'est un fait , mais de là à parler d'effondrement des civilisations je n' y crois pas une seule seconde... A partir du moment où les investisseurs vont compendre qu'on gagne plus de thunes en investissant dans le développement durable plutôt que dans l' économie fossile , croyez moi , ce ne sont pas les fonds qui vont manquer. Et on commence déjà à percevoir un mouvement de fond ( |
| Rod350Z | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:27
Ouai, bon, il parait aussi que le bassin de l'Orenoque regorge de tellement de petrole que les estimations viennent de faire un bond de +50ans Et qui sait, avec la poursuite de la fonte des glaces, l'Antarctique deviendra notre prochain Eldorado : les pingouins en ont assez profite, place aux vrais hommes. Les adeptes du catastrophisme vont en etre pour leurs frais Dernière édition le Dim 06 Mai à 10:35, édité 1 fois |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:29
Moi suis pas mal persuadé que l' usage du pétrole dans ses applications les plus larges va être abandonné avant que les réserves soient taries... |
| Rod350Z | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:48
Que les occidentaux prennent conscience de ces nouveaux defis, est une excellente chose. Mais ceux qui en profitent, comme le dit prodj sur un autre topic, pour nous rejouer la partition de la fin du Monde, sont de gros nazes. Comme le disait un philosophe celebre : "Cheveux longs, idees courtes" Et Viva Simon Bolivare Dernière édition le Dim 06 Mai à 10:49, édité 1 fois |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:50
Rod > ce sera effectivement une création de richesse et d'emploi sans précédent à mon avis... La révolution industrielle , c est de la blague à côté ! |
| Rod350Z | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:53
Tovaritch< L'avenir semble radieux. |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 10:54
Le truc , c est que les states doivent ratifier kyoto et suivre l exemple de la californie Enfin , comme la ville de Greensburg ( Kansas) vient d'être détruite à 95 % hier , ça devrait les faire enfin réfléchir... |
| greg.4551 | posté le Dim 06 Mai 2007 à 11:07
Comme le disait un philosophe celebre : "Cheveux longs, idees courtes" |
| Rusty | posté le Dim 06 Mai 2007 à 11:49
C'est Dazibao, avec un catastrophisme inopportun, qui vient nous dire qu'il est de toute façon déjà trop tard (j'ai lu l'intégralité de son post) , et il me reproche de ne vouloir rien faire?.... Au contraire, je dis qu'il n'est pas trop tard pour réagir, et que certains modèles alarmistes ont déjà prouvé leurs failles Si c'est un antibagnole, anyway, f#ck the shut up! |
| SuperCarotte | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:05
Il est clairement en train de se passer quelque chose, la production de pétrole stagne depuis plusieurs mois maintenant. Deux possibilités, l'OPEP ne souhaite pas produire plus = problemes à venir, l'OPEP ne peut pas produire plus = gros problemes à venir. Les pétroles lourds sont beaucoup plus difficiles à exploiter que le pétrole conventionnel et leurs débits de production n'atteindront jamais ceux du pétrole conventionnel, il faut miner, utiliser beaucoup d'eau et d'énergie pour traiter les bitumes exploités. Le canada commence déja à avoir des problemes d'approvisionnement en gaz pour alimenter ses usines de traitement de ses sables bitumineux. L'antarctique ne fondra pas à court, ni à moyen terme et de toute façon les zone polaires ont tendance à donner plutôt du gaz que du pétrole. Dernière édition le Dim 06 Mai à 12:07, édité 1 fois |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:11
Je pense que les pays producteurs ne veulent pas produire plus pour l instant , les prix ayant chuté il y a quelques mois. C est remonté maintenant d ailleurs |
| Rod350Z | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:12
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| rasso | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:14
Ouais, l' temps de mad max est proche. |
| SuperCarotte | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:21
Difficile à dire, pour l'instant ils avaient toujours suivi les demandes d'augmentation de production, et puis surtout les baisses ou stagnation de production ont commencé avant la baisse des prix de l'automne dernier... http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?t=600&postdays=0&postorder=asc&start=0 |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:27
Ca faisait quand même quelques mois que l Opep voulait baisser son plafond de production. Maintenant est ce que ça influence la production réelle , va savoir ! Je pense qu il y aussi quelques problèmes au Nigeria pour l instant... |
| goupil | posté le Dim 06 Mai 2007 à 12:55
Il faut comparer à la consomation ... le rôle de l'opep est déviter que la production surpasse la consomation entrainant une chute des prix. C'est un "cartel" .... |
| SuperCarotte | posté le Dim 06 Mai 2007 à 13:10
Depuis le début de l'ére du pétrole, la consommation de pétrole a toujours augmenté avec la croissance, les seules périodes de baisse ou de stagnation de la consommation sont des périodes de crises économiques, or à ma connaissance, il n'y a pas en ce moment de crise. |
| tovaritch | posté le Dim 06 Mai 2007 à 13:23
Si , la consommation avait baissé avec la douceur de l hiver... Les prix ont baissé parce que le production était effectivement au dessus. |
| SuperCarotte | posté le Dim 06 Mai 2007 à 13:30
A 78$/baril (prix été 2006) de nombreux consommateurs de pays pauvres ne peuvent plus se payer du carburant comme ils le voudraient, les prix détruisent une partie de la demande. De plus l'élection de G.Bush à l'automne a favorisé certaines opérations un peu louche (manipulation de la composition d'un indice de matiere premiere au dépend du pétrole). Avec le retour de la driving season aux US (période grande consommation de carburants) on va voir comment évoluent les choses, pour l'instant les stocks d'essence sont en baisse depuis 11 semaines consécutives. |
| Autoweb | posté le Lun 30 Juil 2007 à 18:40
Quand je pense qu'un type s'est creusé la tête pour faire un bel article argumenté et que ce clown s'est contenté d'un faire un (mauvais) copier-coller sans même citer sa source... |
| Icho_Tolot | posté le Lun 30 Juil 2007 à 19:07
Aaaaaaaaah, mon pote Dazibao qui voudrait que les 38 tonnes soient remplacés par des vélos oubien que les voitures disparaissent au profit d'un immense tour de france généralisé (vive la schnouffe !!!) pour tout le monde. Allez, une petite spéciale pour toi espèce de gauchiste, erzatz de soixante-huitard : ![]() |
| rollerman | posté le Jeu 27 Mars à 01:06
Si y a plus de pétrole, on ira en chercher sur la lune |
| Godusm | posté le Jeu 27 Mars à 12:21
Mais bien sûr, d'ailleurs des marmottes cosmonautes sont déjà en train de s'entrainer pour cette mission. |
| zutzut | posté le Jeu 27 Mars à 12:22
Fais chier tout ça, je me chauffe au mazout moi |
| tovaritch | posté le Jeu 27 Mars à 12:23
Coachées par Yoda ! |
| freemen | posté le Jeu 27 Mars à 12:36
Faut arreter de gueuller juste pour pour dire de gueuller. Y aurat plus de pétrole dans X année? Et bien quoi, tant mieux dans un certain sens, on va devoir développer des énergies et pouvoir se débarasser d'une bonne partie de la polution. Maintenant le monde ne s'est pas fait en un jour...y en a marre des moralisateur qui voudrait qu'on change la face du monde pour hier; et qu'il regarder d'abord ce qu'il y a dans son assiète avant de regarder dans celle du voisin. Dernière édition le Jeu 27 Mars 2008 à 12:44 par freemen, édité 2 fois |
| Godusm | posté le Jeu 27 Mars à 13:29
Comme toujours ceux qui préviennent leur concitoyens d'un danger pour changer les choses passent pour des cons. Forcement, c'est très frustrant quand au final ce problème arrive, qu'il faut faire les choses en urgence et à l'arrache, et c'est toujours les même personnes qui passent pour des cons de moralisateurs car cela fait 10 ans qu'il fallait faire quelques chose et qu'il est grand temps de se sortir les doigts du cul mais c'est apparament encore trop tôt pour certains. Bon, tant pis, on préfère vraiment être au bord du gouffre pour agir où on aura encore moins de marge de manœuvre et qu'il faudra tailler dans le tas sans se poser de questions. |
| olib21 | posté le Jeu 27 Mars à 13:49
Vive le nucléaire!!!!! et pour le petrole, ben on trouvera autre chose !! c'est pas grave! on a encore 50 ans de reserves, en 10 ans, on a inventé les voitures hybride, alors dans 50ans, on aura plus besoind e petrole! c'est le jeu! mais les ecolos trouverons encore un autre truc pour nous faire chier! on aura bientot plus le droit de peter a cause de la couche d'ozone ( qui rappelons le : le trou de la couche d'ozone allait tous deja nous tuer ...... ah merde, ils e referme tout seul dis donc ...... c'est pas de bol pour bové ...) BREF ARRETEZ DE NOUS FAIRE CHIER ET ALLEZ DONC BOSSER A LIEU DE FUMER DES JOINTS BANDE DE BABACOOL |
| freemen | posté le Jeu 27 Mars à 13:53
Godusm ... mais les choses changent, ce n'est pas parceque tu ne les vois pas au bout de ton nez qu'ils n'y a pas des milliers de gens qui y bossent et des milliers de petites choses nouvelles chaque jour ... il faut juste du temps pour que tout se mette en place, pour trouver des technologie de substitution etc ... a en entendre certain on devrait tout foutre à la poubelle de suite sur un coup de tête. Sur le plan personel on peut faire des choses, change déjà ta vieille golf avant de donner des leçons. Tu as du double vitrage dans ta maison? Elle est bien isolée et aérée? Combien de mazout consome tu /an? Tu tries tes déchets? On ne peut pas changer la face du monde radicalement, on ne peut pas tout abandonner et régresser...on ne peut qu'évoluer, et ça ça prend du temps et le temps on en a, demain il y aurat toujours du SP95 dans la pompe pour faire le plein, tout comme il y aurat également des gens dans des bureaux pour faire évoluer la recherche et notre mode de vie. Et pour réagir au terme "con" ... je ne dirait pas con, mais exité, irationel ... depuis des années c'est à celui qui l'ouvrira le plus et qui nous sortira la plus grosse tragédie digne d'un Spielberg ... le problème est là mais il est mal vendu. Dernière édition le Jeu 27 Mars 2008 à 13:58 par freemen, édité 2 fois |
| Godusm | posté le Jeu 27 Mars à 15:22
Ouaih enfin pour le trou de la couche d'ozone, on ne connait pas bien le phénomène mais une chose est sûre, on a évité la catastrophe et donc au passage sauvé ton cul grâce à des écolo qui ont tiré la sonnette d'alarme sur les CFC. Le but n'est bien sur de se précipiter, mais les processus ne vont pas assez vite, c'est sûr et certains. Et cela va au delà du problème du pétrole qui pose déjà des problèmes pour les ménages modestes. La conférence de Rio date de 1992, et déjà des scientifiques s'inquiétaient de la dégradation de l'environnement et celle de kyoto sur le réchauffement climatique a déjà 10ans. Je pense qu'à ces moments là, il était plus facile d'agir et que plus le temps passe plus cela sera difficile. Pourtant peu de choses ont été faites alors qu'on avait le temps. Tu dis qu'il y a des choses irréalisables mais tu penses vraiment que dans 10, 15, 20 ans on aura le choix? Attendre la technologie où la science pour nous sauver la mise est une hérésie, le problème vient de nous, de notre comportement. Malheureusement, il n'y a que le portefeuille qui fait avancer les gens, le prix du carburant est un parfait exemple. Sur le plan personnel, je fais tous les efforts que je peux avec les moyens que j'ai. |
| freemen | posté le Jeu 27 Mars à 18:50
Donc on est bien d'accord. Faut faire quelque chose et ça se fait. Rien est irréalisable, mais chaque chose en son temps. C'est simple de dire "On ne peut rien faire, on doit tout changer"...c'est défaitiste. Heureusement que des milliers de gens bossent pour notre avenir car ce n'est pas avec des idées anti-civilisation (pour ne pas dire anti-tout) que le monde va changer. Des gens voudraient tout tout de suite...on ferme ça car ça pollue, on interdit ça, on vire ces gens là, on supprime les trucs comme ça...c'est pas si simple que ça, si on écoutait ce type d'individu le monde (sous entendu l'humanité) se casserait la gueule plus vite que ce qu'il reste d'espérance de pétrole. Sur le plan personnel, je fais tous les efforts que je peux avec les moyens que j'ai. Comme tout le monde...alors faut arrêter de montrer du doigt. Dernière édition le Jeu 27 Mars 2008 à 18:55 par freemen, édité 2 fois |
| my107iscool | posté le Sam 29 Mars à 06:38
Sur le plan personnel, je fais tous les efforts que je peux avec les moyens que j'ai. Faisons déjà un peu plus ça ... Vu les moyens de certains : je ne suis pas si sur que ça qu'il fassent ce qu'ils peuvent ! |
| stanvice | posté le Sam 19 Avril à 14:54
Bonne nouvelle http://www.autonews.fr/fr/cmc/economie/200816/petrole--un-gisement-qui-change-tout-_51968.html |
| olcheval | posté le Sam 19 Avril à 15:13
Je vais attendre pour faire le plein alors |
| Rusty | posté le Sam 19 Avril à 15:28
On en reparle dans les médias depuis le début de la semaine. Toutefois les forages périphériques n'auraient pas encore été réalisés, et on ne saurait pas s'il on parle de réserves extractibles ou de réserves totales. Il y a encore un flou sur cette découverte, qui remonterait déjà à l'année dernière par ailleurs. |
| boss_427 | posté le Jeu 08 Mai à 14:30
http://www.cerium.ca/Journee-Le-petrole-aujourd-hui,6679 |
| caiada | posté le Jeu 08 Mai à 15:28
Je profite tans que je peut ... |
| Pierrot01 | posté le Jeu 08 Mai à 15:34
a++ |
| olcheval | posté le Jeu 08 Mai à 16:05
Dans 20 ans on aura trouvé autre chose pour faire rouler nos caisses à savon |
| caiada | posté le Jeu 08 Mai à 16:07
Les pedaliers... |
| Toniciano | posté le Jeu 08 Mai à 16:09
Il y a toujours eu des guerres pour des questions de territoires ou de ressources (or, nourriture...), ça date pas d'aujourd'hui !! Sans vouloir faire mon cynique, c'est plus "rationnel" que des guerres théologiques sans fondement et sans intérêt aucun pour les belligérents ! Encore un bon article de Parisien vélib' tout ça |
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